Trois mois après un gigantesque incendie, le site Seveso de Lubrizol redémarre



Publié le 16 décembre 2019

En septembre dernier, un incendie sur l’usine Seveso de Lubrizol avait émis une fumée noire sur Rouen et ses alentours. Alors que l’enquête est encore en cours sur l’origine du feu, la préfecture a autorisé la réouverture du site.

L’usine chimique Lubrizol de Rouen, dans le nord-ouest de la France, a « redémarré dans la nuit de vendredi à samedi« , a déclaré lundi Frédéric Henry, président de Lubrizol France, moins de trois mois après l’incendie qui l’a touchée et a suscité de graves craintes sanitaires et environnementales.

La préfecture a donné vendredi 13 décembre son feu vert à cette réouverture partielle, vivement critiquée par les associations de défense de l’environnement qui la jugent « précipitée » et « dangereuse« . La réouverture de cette filiale française du groupe américain est « limitée à deux petites unités de mélange et de solubilisation, n’impliquant pas de réaction chimique« , a précisé la préfecture.

900 fûts à évacuer

Selon la préfecture, il reste « 900 fûts à évacuer« . Lubrizol a « mis une palissade qui nous permet de nettoyer le site pendant les mois qui vont venir et pendant ce temps continuer à fabriquer des mélanges« , selon Frédéric Henry. Parmi les autres mesures de « sécurité supplémentaire« , l’entreprise a « mis des zones tampons entre Lubrizol et les voisins« . Elle a aussi mis en place des « canons à mousses supplémentaires » pour l’extinction d’éventuels incendies.

Alors que l’enquête sur le gigantesque incendie du 26 septembre qui a détruit plus de 5 000 tonnes de produits chimiques et entraîné une pollution et des inquiétudes d’ordre sanitaire, Lubrizol estime toujours que le feu n’est pas parti de son site.

La Rédaction avec AFP





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