La Bourse de Paris toujours soutenue par l’accord commercial sino-américain


La Bourse de Paris continuait sa progression (+0,70%) à l’assaut des 6.000 points lundi matin, enthousiaste à l’orée de la dernière semaine d’échanges complète de l’année à la faveur de l’annonce d’une trêve commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

A 09H31, l’indice CAC 40 gagnait 41,69 points à 5.960,71 points. Vendredi, il avait déjà fini en progression de 0,59%.

« C’est l’accord commercial préliminaire entre les Etats-Unis et la Chine qui va encore dominer les débats, avec cette drôle d’impression que la signature n’est pas totalement acquise. La Chine, lors d’une conférence de presse donnée vendredi, a été avare en détails, tandis que les Etats-Unis se montraient plus précis », a relevé dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Vendredi, Pékin et Washington ont annoncé une trêve dans leur guerre commerciale.

Avant même l’annonce de la trêve commerciale, le résultat des élections législatives au Royaume-Uni avait donné une bouffée d’oxygène aux marchés européens vendredi.

Grand vainqueur, avec une majorité qui n’avait plus été vue pour les conservateurs depuis Margaret Thatcher, le Premier ministre Boris Johnson doit annoncer lundi son gouvernement remanié, probablement à la marge, car sa priorité est de lancer au plus vite les démarches pour permettre la sortie du Royaume-Uni le 31 janvier.

Du côté des indicateurs, l’expansion de l’activité du secteur privé en France est restée pratiquement stable en décembre, atteignant toutefois son niveau le plus bas depuis trois mois, selon le cabinet IHS Markit.

Le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a en outre révisé à la baisse lundi l’estimation de croissance du gouvernement en 2019, à 1,3% contre 1,4% précédemment.

La production industrielle comme les ventes de détail sont reparties à la hausse le mois dernier en Chine, surpassant les estimations des analystes, malgré un contexte de guerre commerciale avec les Etats-Unis, selon des statistiques officielles publiées lundi.

En zone euro, les investisseurs prendront connaissance des indicateurs PMI d’activité manufacturière et dans les services pour décembre avant que ne soit publié, aux Etats-Unis, l’indicateur d’activité manufacturière de la Fed de New York pour le même mois.

En matière de valeurs, Safran, dont la coentreprise avec General Electric équipe en moteurs Leap la totalité des Boeing 737 MAX, reculait de 1,42% à 142,70 euros alors que le constructeur aéronautique Boeing pourrait dévoiler lundi ses intentions concernant la production de son 737 MAX cloué au sol depuis mi-mars, selon le Wall Street Journal.



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