Grèves: plongeon de l’activité des commerçants et restaurateurs parisiens



Au douzième jour de grève dans les transports, commerçants et hôteliers-restaurateurs parisiens enregistrent des chutes d’activité allant de 25% à 60% par rapport à l’an dernier, ont indiqué lundi leurs fédérations à l’AFP.

« C’est toujours catastrophique à Paris: non seulement plus aucun évènement, conférence, séminaire… ne va se tenir d’ici la fin de l’année, mais il y a un nouveau phénomène: nous n’avons plus du tout de réservations », affirme Franck Delvau, coprésident pour Paris et l’Ile-de-France de l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (Umih), la principale organisation du secteur de l’hôtellerie-restauration.

« En restauration, il y a des chutes de chiffre d’affaires de 50% à 60%. Une fois rentrés chez eux après une journée de galère, les gens n’ont pas envie de ressortir le soir », estime-t-il.

Pour Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos, la fédération du commerce spécialisé, « on ne peut pas être optimiste pour la semaine à venir », la dernière avant Noël.

Selon lui, « l’activité est très très molle », surtout à Paris, « même s’il y a eu un petit sursaut samedi, malheureusement pas assez significatif pour inverser la tendance ».

La semaine dernière, selon les remontées des 260 enseignes adhérentes à Procos, les chiffres d’affaires ont accusé des baisses de -25% à -30%, « sur une base de comparaison déjà faible en raison des +gilets jaunes+ l’an dernier », qui peut aller jusqu’à -40%, voire -45% si l’on compare à 2017, précise encore M. Le Roch.

« L’an dernier, on avait eu une excellente dernière semaine de Noël, mais aurons-nous la même chose cette année, les gens vont-ils faire l’effort de se déplacer? », s’interroge-t-il. Il s’inquiète notamment pour les commerces de bouche, pour qui les jours prochains pèsent jusqu’à 60% du chiffre d’affaires du mois.



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