Jusuf Nurkic progresse à grands pas vers un retour


Neuf mois après sa double fracture du tibia et du péroné, le Bosnien ne cache pas sa joie de goûter à nouveau au parquet. Protégé médiatiquement par les Blazers depuis sa blessure, le pivot s’est affiché pour la première fois en public sur le terrain lors du déplacement de son équipe à Denver, un endroit qu’il connaît très bien. Il court, shoote et surtout, prend du plaisir.

« Je me sens affamé. Chaque jour, un peu plus, a-t-il confié à The Athletic après un entraînement. Quand je suis avec l’équipe, c’est encore plus le cas. J’ai perdu du poids et je me sens bien, plus explosif, plus rapide, et quand le jour viendra, je serai le ‘Double Beast’ (référence à son surnom : ‘The Bosnian Beast’). J’en suis exactement au point où je veux être. »

Un coup d’arrêt pour progresser

À 25 ans, Jusuf Nurkic veut mettre à profit ce temps éloigné de la compétition pour progresser et redevenir une pièce centrale du dispositif de Terry Stotts. Avant sa blessure, il était sur les bases de sa meilleure saison en carrière avec 15.6 points à 51%, 10.4 rebonds, 3.2 passes et 1.4 contre de moyenne par match.

« Je ne veux pas seulement faire la rééducation, je veux m’améliorer, renchérit-il. Etre meilleur en tant que joueur, en tant que personne. J’essaye de me construire jour après jour. J’essaye d’écouter l’équipe, les médecins et tout le monde autour de moi pour le faire comme il faut. C’est difficile de se contenter de regarder mais je dois être intelligent. Je me sens bien là où j’en suis. Je vois beaucoup de choses différemment du terrain, du banc et du vestiaire. C’est comme si j’étais une personne totalement différente… Je vois les choses différemment. » 

Et le pivot de rappeler que les blessures des athlètes ont un impact bien plus conséquent que le seul cadre sportif, ce qu’il est aisé d’oublier du point de vue du simple observateur.

« Il ne s’agit pas d’un match ou d’une saison mais de la vie. Je veux être en bonne santé une fois que j’aurai fini de jouer au basket. Je sais ce que je peux faire et à quel point je compte pour cette équipe (…) Il y a un moment dans la rééducation où vous comprenez que vous devez le faire pour vous. Vous devez vous réveiller et faire le travail. Personne ne peut le faire pour vous (…) Des gens étaient évidemment là pour moi, C.J. (McCollum) et Dame (Lillard) bien sûr, mais dans le même temps, je savais que personne ne pouvait m’aider à part moi. » 

Quant à sa date de retour, Portland se garde bien de dévoiler un calendrier mais le joueur s’estime à 60%. Un retour dans le courant de l’année civile reste possible, et ce ne serait pas de trop pour des Blazers actuellement 12e à l’Ouest.



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