Joel Embiid a répondu aux critiques de la meilleure des manières


En acceptant les critiques de Shaquille O’Neal et Charles Barkley, Joel Embiid avait fait la moitié du chemin, en admettant qu’il était en-deçà de ses performances. L’autre moitié du chemin, c’était donc de réagir.

Le choc contre les Celtics était le parfait décor pour entamer un redressement. Le pivot des Sixers n’a pas déçu avec 38 points à 12/21 au shoot, 2/3 à 3-pts, 12/14 aux lancers-francs, 13 rebonds, 6 passes et un contre – qui aura son importance. Une réponse directe aux doutes qui entourent sa saison.

« C’est important qu’ils disent que j’ai le potentiel d’être le meilleur joueur du monde mais que je ne l’ai pas encore montré », réagit Joel Embiid sur ESPN. « Ils sont passés par là, ce sont des Hall of Famers. J’ai appelé Shaq mercredi. Il pensait que j’étais en colère après lui, alors que j’étais simplement d’accord avec ses propos. Je ne fais pas une bonne saison. Peu importe ce qu’ils disent avec Barkley, je pense que c’était positif pour moi. »

Libéré de la présence d’Al Horford dans la raquette, puisque ce dernier était blessé, Joel Embiid a eu de l’espace pour s’exprimer, même si les Celtics n’ont jamais hésité à venir faire prise à deux sur lui. Patient, il a su trouver ses coéquipiers et n’a perdu que deux ballons alors que c’est son principal souci depuis plusieurs semaines.

« Un des meilleurs matches de sa carrière »

« J’avais l’opportunité de les servir », poursuit le pivot. « Mes coéquipiers ont été importants, ils ont inscrit beaucoup de shoots. Donc ils ont forcé Boston à faire un choix entre me prendre à deux rapidement car j’allais faire une passe, ou me laisser. J’ai pu être agressif. Il y a eu des moments où j’étais au large et le coach me parle toujours des post-ups, il veut que j’en fasse encore plus. »

Joel Embiid n’est jamais aussi fort que près du cercle, où sa puissance et sa technique peuvent s’exprimer avec le plus de tranchant. Il a les qualités pour s’écarter, mais c’est avec parcimonie qu’il est le plus juste.

Son shoot à 3-pts à quatre minutes du terme a fait du mal aux hommes de Brad Stevens, mais son action la plus décisive reste son contre sur Daniel Theis à quinze secondes de la fin. Le pivot des Celtics est seul sous le cercle, mais le pivot camerounais fait l’effort pour aller le contester en haute altitude. Le point final à sa prestation XXL.

« Je suis fier de lui, avec tout ce qu’il a traversé récemment », conclut Brett Brown. « Il a géré cela comme un homme, avec humilité. Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Mais il y a aussi des éléments internes, avec son leadership et les consignes qu’il a données à ses coéquipiers à la mi-temps. Il a réalisé un des meilleurs matches de sa carrière. Il a été dominant. C’est un leader. »



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