La Bourse de Paris léthargique en attendant la BCE (+0,03%)


La séance de jeudi à la Bourse de Paris se déroulait sans grande variation (+0,03%), coincée entre les annonces sans surprise de la Réserve fédérale américaine, celles à venir de la BCE et en attendant les résultats des élections britanniques.

A 13H35 (12H45 GMT) l’indice CAC 40 prenait 1,86 point à 5.862,74 points, dans un volume d’échanges de 1,2 milliard d’euros. La veille, au terme d’une journée déjà atone, il avait fini en légère hausse de 0,22%.

La cote parisienne a passé la matinée légèrement dans le vert.

De son côté, Wall Street s’apprêtait à ouvrir également proche de l’équilibre. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,01%, celui sur l’indice élargi S&P 500 prenait 0,03% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,06%.

Les investisseurs attendent la première réunion de politique monétaire de l’ère Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne.

Mais aucune annonce n’est à prévoir, au vu des taux d’intérêt déjà très bas et de la relance le mois dernier d’un vaste programme de rachats d’actifs.

« Le statu quo est attendu, les taux resteront inchangés », prédit Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

« Cette conférence de presse va surtout permettre à la Française d’affirmer son style. Contrairement à Mario Draghi qui n’a eu aucun problème à la fin de son mandat à s’opposer à la minorité bruyante du Conseil des gouverneurs, nous pensons qu’elle va essayer d’avoir une approche plus consensuelle », prédit Christopher Dembik,responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Mercredi, c’est la banque centrale américaine qui a laissé ses taux inchangés, après trois baisses en 2019.

Le patron de la Fed Jerome Powell « a répété qu’il faudrait des changements +matériels+ au contexte économique pour que la politique monétaire soit modifiée et surtout, 13 des 17 membres du conseil de politique monétaire n’anticipent aucune modification des taux d’intérêt d’ici… 2021 », rappelle M. Pichard.

Les investisseurs gardent enfin sur leur radar les élections britanniques où le scrutin s’annonce serré entre les conservateurs pro-Brexit de Boris Johnson et les travaillistes de Jeremy Corbyn qui souhaitent organiser un deuxième referendum sur le sujet.

Les premiers résultats sont attendus vers 22H00 GMT.

« C’est donc encore une journée politique et monétaire qui s’annonce alors que sans tweet de Donald Trump, les marchés abordent la séance avec sérénité », résume Franklin Pichard.

– Air France dans le vert –

Du côté des indicateurs, les investisseurs ont pris connaissance de l’inflation en Allemagne, confirmée à 1,1% en novembre sur un an ainsi qu’en France où elle se situe dans la même fourchette (+1%).

En matière de valeurs, Air France-KLM était dans le vert (+1,59% à 10,51 euros), porté par sa commande de dix Airbus A350-900 supplémentaires, un contrat d’un montant de 3,17 milliards d’euros au prix catalogue.

Les déclarations du président d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu afin d’exclure tout scénario de démantèlement du groupe et de calmer le jeu sur des rumeurs de départ de la directrice générale, Isabelle Kocher, n’ont pas suffi à rassurer les marchés, puisque le titre cédait 0,89% à 14,51 euros.

Vinci reculait de 0,59% à 98,40 euros, après avoir inauguré mercredi à Salvador de Bahia un aéroport agrandi et modernisé après des travaux de 160 millions d’euros.

L’Oreal progressait de 0,47% à 255,60 euros après avoir annoncé qu’il allait commercialiser des produits de beauté de la marque Prada.



challenges

A lire aussi

Laisser un commentaire