La Bourse de Paris toujours atone à la mi-journée


La Bourse de Paris suspendait son jugement (+0,05%) mercredi à mi-séance, faute de nouveaux éléments probants dans le dossier commercial sino-américain, et tandis que les investisseurs attendaient dans la soirée une décision de la Réserve fédérale américaine (Fed).

A 13H47 (12H47 GMT), l’indice CAC 40 prenait 2,82 points à 5.850,85 points, dans un volume d’échanges de 914 millions d’euros. La veille, il avait fini en légère hausse de 0,18%.

La cote parisienne a ouvert stable avant de voir ses pertes se creuser un peu puis de retrouver son ancrage à l’équilibre.

De son côté, Wall Street s’apprêtait à ouvrir en ordre dispersé. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average lâchait 0,09%, celui sur l’indice élargi S&P 500 grappillait 0,04% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, s’appréciait de 0,13%.

« La confusion entourant l’évolution du dossier commercial sino-américain reste un sujet sensible qui fait s’éloigner la probabilité d’un accord rapide », a observé dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

« Dans le meilleur des cas, il faudrait attendre 2020 pour que Pékin et Washington parviennent à un accord préliminaire susceptible d’apaiser les tensions commerciales », a-t-il ajouté.

« En revanche, comme l’affirment certains observateurs, si les droits de douane venaient effectivement à entrer en vigueur dimanche, cela signifierait vraisemblablement la fin des négociations commerciales entre Washington et Pékin jusqu’au terme du mandat présidentiel de Donald Trump », selon M. Pichard.

Sur le front des indicateurs, la séance sera marquée par la publication de l’indice des prix à la consommation pour novembre (CPI) aux États-Unis, avant que la Fed, qui achève ce mercredi une réunion de deux jours, ne rende son verdict après la clôture des Bourses européennes.

« Concernant la Fed, les intervenants s’attendent à un statu quo monétaire. Après trois détentes monétaires d’un quart de point chacune depuis juillet, (…) Jerome Powell devrait laisser entendre qu’il n’envisage plus de baisse des taux à court terme », a souligné M. Pichard.

Par ailleurs, à la veille d’élections cruciales pour le sort du Brexit, le Premier ministre britannique Boris Johnson se « bat pour chaque vote », l’ultime sondage de la campagne montrant que son avance sur le Labour se réduit.

– Sodexo en tête du CAC 40 –

Du côté des valeurs, Sodexo était aidé (+2,23% à 105,30 euros) par un relèvement de sa recommandation à « neutre » contre « sous-performer » auparavant par Exane BNP Paribas.

Renault prenait 0,53% à 41,48 euros après la prise de position du conseil d’administration du groupe mardi en faveur de la candidature de l’Italien Luca de Meo, patron de Seat (groupe Volkswagen), au poste de directeur général du constructeur automobile français, selon des sources concordantes.

Sanofi montait de 1,44% à 87,91 euros. Le géant pharmaceutique a souligné son intention de faire de son médicament Dupixent l’un des piliers de sa croissance à venir, mardi devant des investisseurs.

Engie gagnait 1,11% à 14,58 euros, soutenu par l’obtention, conjointement avec Meridian, d’une concession de 50 ans, évaluée à un milliard de dollars auprès de l’université de l’Iowa pour la gestion de ses services publics.

Gensight Biologics, qui avait déjà bien progressé lundi, s’envolait de 61,10% à 2,80 euros. La biotech, spécialisée dans les thérapies géniques pour le traitement des maladies neurodégénératives de la rétine, a annoncé ce mercredi les premiers résultats d’une étude d’observation.



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