La Bourse de Paris en territoire négatif en attendant des nouvelles sur le commerce (-0,43%)


La Bourse de Paris évoluait dans le rouge (-0,43%) lundi à mi-séance, faute de nouveau rebondissement sur la guerre commerciale, le sujet qui obnubile les investisseurs depuis des mois, et en attendant les élections britanniques de jeudi.

Vers 13H10 (12H10 GMT), l’indice CAC 40 perdait 25 points à 5.846,89 points, dans un volume d’échanges de 865 millions d’euros. Vendredi, l’indice avait terminé en nette progression (+1,21%).

La cote parisienne a évolué toute la matinée en terrain négatif, accentuant légèrement ses pertes à la mi-journée.

Wall Street s’apprêtait à ouvrir légèrement dans le rouge. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,14%, celui sur l’indice élargi S&P 500 0,13% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,14%.

« Pékin et Washington continuent de négocier la +phase un+ d’un accord commercial destiné à apaiser les tensions, alors que nous ne sommes plus qu’à 7 jours avant que ne soit entérinée, le 15 décembre, la mise en place de surtaxes de Washington sur 160 milliards de dollars de biens chinois », rappelle Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

« La semaine qui nous attend devrait dicter la tendance de cette fin d’année », estime dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

La date du 15 décembre est dans tous les esprits et tout accord avant celle-ci devrait rassurer les marchés.

Parmi les biens visés figurent les téléphones portables et les vêtements de sport.

« Si le dialogue n’est pas rompu, il semble que l’on soit encore loin d’un accord. La situation risque d’être tendue tout au long de la semaine », craint M. Dembik.

– Banques centrales et Brexit au menu de la semaine –

Mais la guerre commerciale n’est pas la seule actualité d’une semaine riche.

Les marchés surveilleront les derniers mouvements de l’année des principales banques centrales, même si aucune décision majeure n’est à attendre, dans l’attente des élections au Royaume-Uni de jeudi, qui vont être déterminantes concernant le Brexit.

« On entre dans la dernière ligne droite des élections au Royaume-Uni où le parti conservateur mène la danse. Le doute sur la majorité qui serait obtenue reste entier, ce qui est pourtant le plus important dans le contexte du Brexit », note Christopher Dembik.

Du côté des indicateurs, les investisseurs ont d’abord pris connaissance de l’excédent commercial allemand. Ce dernier s’affiche en hausse en octobre à 20,6 milliards d’euros, une bonne surprise pour une économie en difficulté depuis quelques mois.

En France, la Banque de France a confirmé sa prévision de tassement de la croissance au quatrième trimestre à 0,2% du fait d’un ralentissement de l’activité dans le bâtiment et l’industrie en novembre.

En matière de valeurs, Air France-KLM fléchissait de 0,15% à 10,26 euros malgré la hausse de 1,3% de son nombre de passagers en novembre, par rapport à la même période l’an dernier, avec notamment une hausse sur le long-courrier.

Sanofi en revanche se repliait de 0,55% à 83,10 euros après avoir annoncé le rachat de la biotech américaine Synthorx pour 2,5 milliards de dollars (2,26 milliards d’euros) en numéraire, une opération lui permettant de se conforter dans l’immuno-oncologie.

Ipsen faisait partie des grands perdants (-2,26% à 82,15 euros). Vendredi, le groupe pharmaceutique avait annoncé la suspension partielle de plusieurs études.



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