Brad Stevens heureux d’avoir retrouvé une hiérarchie à Boston


C’est une question à laquelle Brad Stevens n’aurait sans doute pas osé répondre l’an passé. Mais lorsqu’on lui a demandé récemment qui sont les cinq meilleurs Celtics de son groupe, cette saison, le coach n’hésite pas longtemps et lâche cinq noms : Kemba Walker, Marcus Smart, Jaylen Brown, Jayson Tatum et Gordon Hayward.

C’est peut-être évident, mais cette confidence montre que l’entraîneur a retrouvé de la hiérarchie.

« Tout ce qu’on fait doit permettre de leur trouver des compléments et de maximiser leurs aptitudes », explique ainsi à The Athletic le technicien, qui confesse que ce resserrement du noyau dur est plus simple à gérer. « Ça nous aide à créer un système des deux côtés du terrain. Défensivement, on doit faire beaucoup de choses différentes, parce que nous sommes plus petits qu’avant, mais on savait que ce serait le cas avec ces gars sur le terrain. J’ai toujours pensé que ça ne servait à rien de jouer comme tout le monde si vous n’êtes pas aussi fort sur certains postes. C’est préférable d’être différent et de faire jouer vos meilleurs gars ».

À Boston, tout le monde a bien conscience que le manque de hiérarchie a plombé l’équipe l’année dernière. Pas question de refaire la même erreur cette saison et l’effectif a donc été construit pour entourer au mieux les cinq joueurs de base de Brad Stevens, et pas pour leur marcher sur les pieds.

Voilà qui est très clair pour Daniel Theis, Brad Wanamaker, Enes Kanter, Grant Williams, Semi Ojeleye, Robert Williams, Carsen Edwards ou encore Vincent Poirier. Et aussi beaucoup plus clair pour Brad Stevens.

« Il faut une structure », rappelle Marcus Smart. « Mais il faut aussi permettre aux gars de grandir. Parce que certains de ces gars, qui sont des role-players, n’ont même pas encore atteint leur potentiel. Et ce n’est pas leur faute, ils sont dans une très bonne équipe. C’est donc difficile pour eux d’aller sur le terrain et de se développer comme ils le souhaitent. C’est difficile de garder cet équilibre, mais nous faisons du bon travail ici. Je pense que c’est une des raisons pour laquelle Brad n’a pas nommé de capitaines. Cela met en place une démocratie, où chacun d’entre nous a le pouvoir dire des choses et de se tenir mutuellement responsables. »

Et pour l’instant, ça marche, les Celtics étant actuellement deuxièmes à l’Est avec 16 victoires en 21 matchs. Alors qu’ils vont récupérer Gordon Hayward, peut-être même dès ce soir…



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