Interview T.J. Warren : « Indianapolis, c’est une ville de travailleurs »


Très bon avec ses 25 points dans le succès étriqué des Pacers à New York (104-103), T.J Warren a brillé en l’absence de certains cadres de son équipe. Rencontré après le match, l’ancien ailier des Suns parle de sa prestation, et de son équipe.

Les Pacers sont passés tout près de la correctionnelle avec ses deux lancers-francs pour Julius Randle à la dernière seconde de la rencontre…

Oui, on a eu chaud, c’est clair. Lorsque j’ai vu que l’arbitre avait sifflé faute, je me suis dit « mais c’est pas possible, on ne va pas perdre comme ça ». Et puis lorsque j’ai vu que le second lancer-franc de Randle ne rentrait pas, je me suis dit intérieurement qu’il y avait une justice. On a été bousculés par les Knicks, je ne le cache pas, mais je pense que l’on a mieux joué et que l’on mérite la victoire. C’est mon sentiment à l’issue de ce match. Si on avait perdu, ça aurait été un peu difficile à digérer. Le coach nous a dit que le sort avait tourné en notre faveur. On prend cette victoire et on passe au match suivant.

Vous avez été très précieux en attaque, incisif en défense. Qu’avez-vous pensé de votre prestation ?

Je suis content de ce que j’ai produit, et j’ai pris de bonnes décisions en attaque, ce qui a beaucoup aidé mon équipe. Je n’ai pas forcé, et le fait que je mette mes tirs m’a mis en confiance. Je suis satisfait de ma prestation, surtout parce que l’on a gagné, c’est aussi cela. Je sais que je devais scorer pour aider mon équipe, et j’ai montré que l’on pouvait compter sur moi. J’aime avoir des responsabilités, et je veux toujours apporter quelque chose à l’équipe, même lors des matches où l’adresse n’est pas au rendez-vous. Je me sens en forme, bien dans mes jambes et dans ma tête, je prends du plaisir à jouer dans cette équipe.

Un mot sur votre coéquipier Domantas Sabonis, une nouvelle fois au four et au moulin…

Domas, c’est une machine (sourire). Il est tellement sous-estimé par une grande partie de la ligue. C’est un intérieur qui sait tout faire, il score, il prend plein de rebonds, il défend dur, il n’a pas peur d’aller au contact et de défendre sur des gars bien plus lourds et grands que lui dans la raquette. Il est ultra précieux, et c’est aussi un super gars. Le fait qu’il répète ce genre de prestation soir après soir ne m’étonne pas, c’est un super joueur et je suis vraiment heureux qu’il soit avec nous.

« Le meilleur est à venir, n’oubliez pas ces mots »

On sent que les Pacers, même sans Oladipo et d’autres joueurs importants, possèdent une mentalité de gagnant quelles que soient les circonstances. Comment l’expliquez-vous ?

C’est vrai, vous avez raison. C’est la culture du club mais c’est aussi une valeur importante pour nous tous. Je suis à fond dans ce projet. On a une équipe de guerriers. J’en suis fier car je pense que l’on peut battre beaucoup d’équipes cette saison. On travaille avec ce souci permanent de s’aider les uns les autres, de progresser ensemble, de tout donner pour l’équipe. Indianapolis, c’est une ville de travailleurs, et on essaie aussi de les rendre fiers de nous en donnant tout ce que l’on a dans le ventre match après match. Je pense que le meilleur est à venir. On ne parle pas beaucoup de nous, ce n’est pas important. Les résultats parlent d’eux-mêmes, et on va encore continuer à monter en puissance. Il faudra compter avec les Pacers sur le reste de la saison, je peux vous l’assurer.

Justement, les Pacers peuvent-ils créer la surprise à l’Est ?

On verra bien (sourire). On a une super équipe, et on sait de quoi on est capable et on va le montrer. On a encore quelques soucis de blessures et on doit encore trouver notre meilleure cohésion, mais je sais que l’on va être de plus en plus fort au fur et à mesure que la saison avance. On fait un bon début de saison, et on va faire encore mieux. Le meilleur est à venir, n’oubliez pas ces mots.

Propos recueillis à New York



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