Ile-de-France: les voies de bus ouvertes au covoiturage



Les véhicules pratiquant le covoiturage seront autorisées lundi 9 décembre à circuler sur les voies bus et taxis des « grands axes qui arrivent sur Paris », alors que les transports publics devraient rester très perturbés, a annoncé dimanche la ministre des Transports, Elisabeth Borne. La mesure s’appliquera « à partir de trois personnes dans la voiture », débutera « à cinq heures du matin » et pourra être reconduite les prochaines jours, a précisé le ministère à l’AFP. Les voies accessibles seront signalées aux automobilistes via les panneaux d’information lumineux.

Les axes concernés sont « l’A1, l’A6A, l’A10 et l’A12 », a détaillé le secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari sur Twitter. La mesure ne s’appliquera en revanche pas à l’intérieur de la capitale, où « plus de 50% du service de bus est assuré », selon Elisabeth Borne, invitée du Grand jury sur LCI et RTL.

La région Ile-de-France a mis en place la semaine dernière des mesures pour favoriser le covoiturage, en prévision des fortes perturbations des transports en commun provoquées par la grève contre la réforme des retraites.

« Beaucoup de demandes »

En partenariat avec cinq plateformes de covoiturage – BlaBlaLines (BlaBlaCar), Covoit’ici, Karos, Klaxit et Ouihop -, elle propose la gratuité aux passagers franciliens pendant les jours de grève et offre aux conducteurs « 2 euros, 3 euros voire 4 euros par trajet » en fonction de la distance parcourue. Les passagers doivent passer par l’application Vianavigo, qui présente les trajets disponibles.

« La semaine dernière on était à 75% de trajets de plus en covoiturage que ce qu’on a habituellement », a affirmé Elisabeth Borne. « Il y a beaucoup de demande et il n’y a pas assez de conducteurs. (…) Tous ceux qui ont une voiture, s’ils peuvent emmener quelqu’un, ça sera le bienvenu », a-t-elle ajouté.

La situation dans les transports lundi devrait être « à peu près celle de vendredi », a estimé la ministre, ajoutant que beaucoup de salariés « qui avaient pu éviter de se déplacer jeudi et vendredi (auront) besoin d’aller travailler » lundi. La SNCF a recommandé aux usagers d’éviter les Transiliens, craignant une affluence « très dangereuse » dans les gares d’Ile-de-France.

(Avec AFP)



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