La Bourse de Paris dans le vert en attendant les chiffres sur l’emploi américain


La Bourse de Paris a ouvert en légère hausse vendredi (+0,24%), les dernières déclarations américaines permettant un sursaut d’optimisme dans le dossier de la guerre commerciale, en attendant les chiffres de l’emploi aux Etats-Unis.

A 09H00, l’indice CAC 40 prenait 14,2 points à 5.815,75 points. La veille, l’indice a terminé quasi à l’équilibre (+0,03%) à 5.801,55 points.

« Les derniers commentaires de Donald Trump laissent entendre qu’un réchauffement et un pré-accord ne sont pas à exclure », commentent les experts de Mirabaud Securities Genève.

Mais « des interrogations persistent concernant les relations commerciales entre Washington et Pékin à neuf jours de la mise en place (ou non) de nouvelles taxes américaines » sur près de 160 milliards de dollars de biens importés chinois, rappellent-ils.

Le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng, a déclaré jeudi que « les équipes de négociation restent en contact étroit » tandis que Donald Trump a assuré avoir « de très bonnes discussions avec la Chine » après avoir laissé entendre mardi qu’un accord avec Pékin pourrait être reporté après la présidentielle américaine de 2020.

« Même si les dernières déclarations permettent à nouveau d’être optimiste, le manque de visibilité n’incite pas à la prise de risque surtout en cette période de fin d’année et au regard de la performance des marchés jusque-là », nuance pour sa part Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

La publication des chiffres mensuels de l’emploi américain de novembre et de la confiance des consommateurs de début décembre (Université du Michigan) devrait alimenter la tendance du jour.

En zone euro, les chiffres de la production industrielle allemande (en baisse de 1,7% en octobre par rapport à septembre), ont fait froid dans le dos, illustrant la profonde crise que vit le secteur manufacturier depuis un an.

Sur le front des valeurs, SMCP chutait de 19,7% à 8,63 euros après avoir abaissé son objectif de marge d’Ebitda ajusté pour 2019 en raison principalement d’une « forte détérioration » du marché à Hong Kong.

Ipsen s’effondrait de 21,1% à 76,65 euros à cause de la suspension partielle de plusieurs études portant sur le palovarotène, une molécule prometteuse destinée à traiter des maladies osseuses rares.

En revanche, Pernod Ricard profitait (+0,81% à 162,55 euros) d’un relèvement de la recommandation de Citi sur le titre à « achat » contre « neutre » auparavant.



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