Irak: L’ayatollah al Sistani ne veut pas d’un Premier ministre sous influence



BAGDAD (Reuters) – Le grand ayatollah Ali al Sistani, figure majeure de l’islam chiite, a exhorté vendredi les dirigeants irakiens à choisir le futur Premier ministre indépendamment de toute ingérence étrangère et de toute considération partisane.

Le poste est vacant depuis la démission d’Adel Abdoul Mahdi annoncée le 29 novembre, dans la foulée d’un appel en ce sens lancé par le même Ali al Sistani.

« Nous espérons qu’un nouveau chef de gouvernement et son équipe seront désignés avant la date butoir voulue par la Constitution », soit dans un délai de 15 jours après la démission formelle du sortant devant le Parlement, a déclaré un porte-parole du grand ayatollah lors du sermon du vendredi, à Kerbala.

« La nomination doit également se faire sans ingérence étrangère », a-t-il ajouté.

Depuis le renversement de Saddam Hussein, en 2003, l’Iran et les Etats-Unis jouent tous deux un rôle de puissances tutélaires en Irak, à la population majoritairement chiite, mais, dans les faits, ce sont le plus souvent des alliés de Téhéran qui occupent des positions de pouvoir.

(John Davison, version française Simon Carraud)



challenges

A lire aussi

Laisser un commentaire