Commerce et emploi américain redonnent le sourire (+1,21%) à la Bourse de Paris


La Bourse de Paris a achevé la semaine en nette hausse (+1,21%) vendredi, galvanisée par un rapport sur l’emploi américain bien supérieur aux attentes qui, couplé à de meilleurs échos en matière commerciale, a conforté l’enthousiasme des marchés.

L’indice CAC 40 a progressé de 7,36 points pour terminer à 5.871,91 points, dans un volume d’échanges modéré de 3 milliards d’euros. La veille, il avait fini quasiment à l’équilibre (+0,03%).

Au cours de la semaine écoulée, l’indice a cédé 0,56%. Depuis le début de l’année, ses gains s’élèvent à 24,12%.

La cote parisienne a ouvert en légère hausse avant de monter en puissance dans le sillage de la publication des chiffres de l’emploi américains. L’économie américaine a créé un grand nombre d’emplois en novembre (+266.000) en raison du retour des salariés de General Motors après leur grève historique ainsi que de la solidité du secteur de la santé et des services.

« Les marchés ont accéléré sur la publication de ces chiffres et cela a été confirmé ensuite par l’indice du Michigan qui est aussi ressorti nettement supérieur aux attentes », a relevé auprès de l’AFP Alexandre Neuvy, responsable de la gestion privée chez Amplegest. « Les chiffres (de l’emploi) ont été extrêmement supérieurs aux prévisions », même si une partie de leur hausse a pour origine des facteurs techniques, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la confiance des consommateurs aux Etats-Unis s’améliore en décembre grâce aux ménages les plus aisés, selon l’estimation préliminaire de l’enquête de l’Université du Michigan publiée vendredi.

« Il y a eu aussi plutôt des déclarations positives du conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow, qui aurait rassuré par rapport à l’imminence d’une signature, avant le 15 décembre, de l’accord de phase une entre la Chine et les Etats-Unis », selon M. Neuvy.

Un accord commercial avec la Chine « est toujours proche », a affirmé vendredi M. Kudlow, tout en refusant de se prononcer sur la prochaine vague de tarifs douaniers punitifs américains censés entrer en vigueur le 15 décembre. « Un accord est toujours proche, et il est même un peu plus proche que la dernière fois que j’ai fait cette déclaration en novembre », a-t-il dit sur CNBC.

« Donc tout est réuni aujourd’hui pour que les marchés remontent et finalement effacent le stress du début de semaine », a estimé M. Neuvy.

Côté indicateurs, les investisseurs ont aussi pris connaissance d’une baisse de 1,7% de la production industrielle allemande en octobre par rapport à septembre.

– Ipsen durement pénalisé –

Ipsen s’est effondré de 13,62% à 84,05 euros, plombé par la suspension partielle de plusieurs études portant sur le palovarotène, une molécule prometteuse destinée à traiter des maladies osseuses rares.

En revanche, Pernod Ricard a profité (+1,21% à 163,20 euros) d’un relèvement de la recommandation de Citi sur le titre à « achat » contre « neutre » auparavant.

GTT a gagné 2,13% à 81,50 euros, fort d’un contrat remporté auprès du coréen Samsung pour la conception de cuves dans deux futurs navires.

Schneider Electric a avancé de 2,12% à 90,58 euros à la suite de la vente de Converse, un spécialiste allemand de la construction de sites électriques, au géant du BTP Vinci (+0,37% à 97,52 euros).



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