Bayrou entendu par les juges au tribunal de Paris


Le président du MoDem François Bayrou est arrivé vendredi au tribunal de Paris pour être entendu en vue d’une mise en examen dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du parti centriste, ont constaté des journalistes de l’AFP.

François Bayrou, 68 ans, est arrivé peu avant 9h30 au tribunal, accompagné de son avocat, et s’est dirigé vers le bureau de la juge Charlotte Bilger, chargée de cette enquête dans laquelle une douzaine de personnes ont été mises en examen ces dernières semaines.

Interrogé la semaine dernière sur cette convocation attendue, François Bayrou avait refusé de démissionner de la mairie de Pau en cas de mise en examen :

« Vous ne voulez quand même pas que pour une accusation fausse j’abandonne mes concitoyens ? […] donc je suis maire de Pau jusqu’à la fin mars prochain », date des prochaines municipales, avait répondu François Bayrou sur RMC et BFMTV, sans se prononcer sur sa candidature pour un nouveau mandat. Et d’ajouter :

« Tout le monde est mis en examen ou à peu près dans la vie politique française. »

Goulard, Mercier, Sarnez…

Après l’ancienne ministre des Armées Sylvie Goulard, l’ancien garde des Sceaux Michel Mercier ou encore le directeur financier du parti Alexandre Nardella, la vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez avait à son tour été mise en examen mercredi pour détournement de fonds publics dans cett affaire d’emplois présumés fictifs d’assistants de députés européens du parti centriste.

Les juges cherchent à déterminer si des collaborateurs parlementaires ont été rémunérés par les fonds du Parlement européen alors qu’ils étaient en réalité affectés à d’autres tâches pour le parti centriste.

L’ouverture d’une enquête préliminaire du parquet de Paris, en juin 2017, avait entraîné la démission de François Bayrou du poste de ministre de la Justice, de même que celles de Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et de Sylvie Goulard (Armées).

Marielle de Sarnez, qui fut élue au Parlement européen de 1999 à 2017, a été mise en cause par plusieurs protagonistes du dossier, dont une de ses anciennes assistantes, Karine Aouadj, qui affirme n’avoir jamais réellement exercé de tâches liées au Parlement européen et avoir plutôt été son assistante personnelle.

Le MoDem n’est pas la seule formation politique dans le viseur de la justice pour des emplois présumés fictifs au Parlement européen. Des enquêtes similaires ont ainsi été ouvertes pour La France insoumise (LFI) et pour le Front national (FN). Dans cette dernière, une vingtaine de personnes, dont Marine Le Pen, ont été mises en examen.





nouvelobs

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