Pour lutter contre les sargasses, le gouvernement mise sur des solutions innovantes plutôt que sur un nouveau plan d’aides



Publié le 28 octobre 2019

Les sargasses étaient au menu de la visite d’Édouard Philippe en Guadeloupe le 26 octobre. Le chef du gouvernement assure prendre le problème à bras-le-corps mais n’a pas annoncé le renouvellement d’un plan d’aides pour la région. Il faut, selon lui, miser avant tout sur des solutions innovantes et la coopération internationale.

« La bonne façon de régler le sujet, ce n’est pas de multiplier les plans années après années », a souligné Édouard Philippe, lors de son déplacement en Guadeloupe le 26 octobre. Un plan de 10 millions d’euros sur deux ans avait été lancé en juin 2018 pour lutter contre les sargasses, ces algues brunes qui une fois échouées rejettent des gaz toxiques et nauséabonds. Mais le Premier ministre n’a pas précisé si l’enveloppe serait reconduite à son échéance.  

« Il faut évidemment accompagner les pouvoirs locaux pour trouver des solutions immédiates mais il faut aussi se projeter dans l’avenir et trouver des solutions de long terme« , a-t-il ajouté, plaidant pour traiter ce sujet « au niveau international« . « Notre objectif est de prendre à bras-le-corps ce sujet, l’accompagnement de l’Etat est très net (…) et il va se poursuivre dans la durée ».

Programme caribéen officiellement créé

Édouard Philippe est intervenu en clôture de la première conférence internationale sur les sargasses, qui a réuni une quinzaine de pays caribéens où les sargasses prolifèrent depuis 2011. Celle-ci a notamment permis de mettre en place une plateforme d’information et d’un centre d’alerte et de surveillance. Ce programme, financé par des fonds européens, est animé par la région Guadeloupe et est soutenu notamment par le Mexique, le Brésil, le Costa Rica, ou la République dominicaine.

Parmi les missions fixées dans une déclaration commune samedi, l’initiative veut « renforcer la capacité de réponse (…) face aux échouages massifs de sargasses par la mise en réseau des meilleures pratiques dans les domaines prioritaires comme la prévention des échouages, la protection des littoraux, la valorisation ou l’élaboration d’un cadre législatif » pour ces algues brunes.

Courants, vents, réchauffement climatique, agriculture… Il n’est pas possible aujourd’hui d’identifier un responsable « unique » à la prolifération des sargasses, explique à l’AFP Frédéric Ménard, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). L’algue, qui n’est ni toxique, ni nocive en pleine mer, devient un problème lorsqu’elle s’échoue sur le littoral. Ses émanations nauséabondes et toxiques ont des impacts sanitaires, écologiques et économiques importants.

Concepcion Alvarez avec AFP





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