Biocarburant : le superéthanol s’étend encore en France



Les Français sont séduits. Selon une étude de
la Collective du bioéthanol

publiée dans
« Le Figaro »

ce lundi, le réseau de distribution du superéthanol s’étend de jour en jour. Deux nouvelles stations en moyenne proposent chaque jour ce carburant issu de végétaux.

Au total au 19 novembre, 1.601 stations essence proposaient du superéthanol, sur les quelque 11.000 stations-service françaises. En octobre 2019, la consommation a même atteint un nouveau record avec 34 millions de litres consommés, soit 87 % de croissance sur un an.

Boîtiers de conversion

Issu de la fermentation des sucres et de l’amidon contenus dans les betteraves sucrières et leurs résidus de transformation, le superéthanol, aussi appelé « E85 » en raison de sa contenance de 65 % à 85 % de bioéthanol, a été lancé en 2006 en France. Mais ce n’est qu’en 2017 qu’il a connu un véritable succès grâce à un arrêté permettant l’homologation des boîtiers de conversion pour les voitures ayant un moteur à essence. Les automobilistes possédant une voiture ancienne ne sont depuis plus dans l’obligation d’en changer pour utiliser ce carburant moderne. Ils peuvent alors adapter uniquement le circuit d’alimentation de leur véhicule.

Principal attrait du superéthanol : son prix. La Collective du bioéthanol le qualifie même de « carburant du pouvoir d’achat ». Si sa consommation est supérieure d’un quart à celle de l’essence pure et son coût d’installation compris entre 400 et 1.000 euros, la balance est rapidement positive. Le litre de superéthanol ne coûte en moyenne que 68 centimes d’euros, contre 1,50 euro pour les essences sans plomb.

Impact écologique limité

D’autant que le bilan écologique de ce biocarburant est aussi positif. Selon la Collective du bioéthanol, les émissions de CO2 sont réduites de 50 % par rapport à l’essence fossile. Une vertu remise toutefois en question dans une étude de Mark Jacobson, professeur de l’Université de Stanford. Selon lui, si une généralisation du superéthanol permet de réduire les rejets de gaz à effets de serre, il augmenterait dans le même temps certains rejets dangereux pour la santé.

Les constructeurs semblent, quant à eux, ne pas prendre le virage du « E85 » : seuls neuf modèles sont compatibles avec ce carburant, selon cette étude. La raison est à chercher au niveau mondial. Si les ventes décollent en France, elles restent moindres dans la plupart des pays, exception faite de la Suède, du Brésil et de la Thaïlande. Priorité est donc donnée au développement de motorisations hybrides ou électriques.



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