Boris Johnson plaide pour une peine plancher de 14 ans de prison



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Après l’attaque au couteau meurtrière à Londres, revendiquée par l’organisation État islamique, le Premier ministre britannique s’est de nouveau exprimé, dimanche, sa volonté de revoir le système des libérations anticipées. Le suspect, condamné pour terrorisme, était en liberté conditionnelle.

« Pour toutes les infractions terroristes et extrémistes, la condamnation prononcée par le juge doit être effectivement appliquée : ces criminels doivent purger chacun des jours de leur peine, sans exception », a déclaré Boris Johnson, dimanche 1er décembre, dans la presse britannique, deux jours après l’attaque au couteau de Londres. Selon le Premier ministre, « si vous êtes condamné pour une infraction terroriste grave, il devrait y avoir une condamnation obligatoire minimum de 14 ans, et certains ne devraient jamais sortir », a-t-il précisé.

« Ce système doit prendre fin – je répète, cela doit cesser », a-t-il ajouté, en pleine campagne pour sa réélection aux élections législatives anticipées du 12 décembre.
 

La veille, le dirigeant conservateur, qui s’était rendu sur les lieux de l’attaque où deux personnes ont trouvé la mort, s’était déjà engagé à revoir le système des libérations anticipées. L’assaillant, en liberté conditionnelle, avait été condamné pour terrorisme.

« Il ne fait aucun sens pour notre société de libérer de manière anticipée des personnes qui ont été condamnées pour des infractions terroristes, des crimes violents », a poursuivi Boris Johnson. « Je dis depuis longtemps que ce système ne marche tout simplement pas ».

Il a assuré que les cas d’autres condamnés pour terrorisme libérés de manière anticipée étaient passés en revue, ajoutant : « un gros travail est abattu en ce moment pour s’assurer que le public est protégé ».

Dans un communiqué, la commission des libertés conditionnelles avait indiqué ne pas avoir été « impliquée » dans la libération du suspect « qui semble avoir été automatiquement libéré sous conditions comme le requiert la loi ». 

Revendication de l’organisation de l’EI

L’organisation État islamique a revendiqué, samedi soir, l’attaque, assurant que son auteur « fait partie des combattants de l’EI » et qu’il l’a commis « en réponse aux appels à cibler les habitants des pays de la coalition internationale » anti-jihadiste.

« Il y a de grandes questions auxquelles il faut répondre », a réagi pour sa part Sadiq Khan, maire de Londres et membre du Parti travailliste, sur Sky news. « L’un des outils importants que les juges pouvaient utiliser pour traiter les cas de criminels dangereux et protéger le public était la condamnation à perpétuité », a-t-il poursuivi. « Ça leur a été retiré par ce gouvernement ».

L’assaillant participait vendredi à une conférence organisée par l’université de Cambridge sur la réhabilitation des prisonniers, dans le Fishmongers’ Hall, un bâtiment à l’extrémité nord du London Bridge à l’intérieur duquel l’attaque a commencé. 

Mais, de quoi alimenter le débat, l’agence PA affirmait samedi que presque tous ces « héros » étaient des condamnés invités à la conférence, dont James Ford, condamné en 2004 à la perpétuité avec une durée de 15 ans d’emprisonnement minimum pour avoir égorgé sans mobile une jeune femme de 21 ans.          

Avec AFP





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