Le mot de l’éco. LVMH domine le luxe


LVMH, leader mondial du luxe, vient de s’offrir le joaillier Tiffany. Une boutique des Champs Elysées ici à Paris.  (YOAN VALAT / EPA)

LVMH, c’est le leader mondial du luxe. Largement devant l’américain Estée Lauder. Le groupe dirigé par Bernard Arnault vient de racheter les diamants de Tiffany pour 14,7 milliards d’euros. Un géant constitué de plus de 70 marques : Vuitton évidemment, mais aussi Dior, Guerlain, Kenzo, Givenchy, Moët, Ruinart, les medias également, avec le groupe Les Échos-Le Parisien.

Une multinationale de 150 000 employés dans le monde. LVMH, l’une des plus grandes entreprises européennes, est aussi la plus grosse capitalisation boursière du CAC 40, l’entreprise qui a le plus de valeur financière : 207 milliards d’euros. Pour vous donner un ordre de grandeur, Total vaut moins de 130 milliards, la BNP à peine 65 milliards.  

Polytechnicien, fils d’un industriel du Nord, il rachète au milieu des années 80 un groupe textile en crise, comme l’ensemble du secteur à l’époque d’ailleurs. Mais dans ce groupe, il y a la Maison Dior et le Bon Marché, le grand magasin parisien. C’est la première étape d’une frénésie d’acquisitions, parfois à la hussarde, comme lors de la prise de contrôle en 1988, du groupe Moët Hennessy Louis Vuitton

En 40 ans, Bernard Arnault a construit un empire. Et une fortune personnelle qui en fait un des hommes les plus riches de la planète. Luxe, richesse et pouvoir. Le patron de LVMH s’affichait récemment aux côtés de Donald Trump lors de l’inauguration d’un atelier Vuitton au Texas. Il faut dire que les États-Unis sont le deuxième marché du groupe après l’Asie, où LVMH a su particulièrement s’ancrer dans la panoplie des signes extérieurs de richesse des nouvelles élites financières, chinoises notamment.     

En terme stratégique, en rachetant Tiffany, LVMH vient de gagner du terrain dans le secteur de la joaillerie, le seul segment du luxe où le groupe n’est pas encore numéro un. En terme d’image, le défi sera pour LVMH celui de l’affirmation d’une conscience écologique auquel les marques de luxe n’échappent pas. 

Un groupe que Bernard Arnault dirige toujours avec poigne, avec autoritarisme disent certains. Alors que se pose la question de sa succession (Bernard Arnault a 70 ans), un  bon connaisseur du monde du  luxe nous confiait récemment ce constat à propos de Bernard Arnault : « Il s’est avec l’âge récemment ouvert à la contradiction. »  



FranceTVinfo

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