Boris Johnson s’engage à revoir les libérations anticipées



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Au lendemain de l’attaque au couteau qui a coûté la vie à deux personnes à Londres, le Premier ministre britannique s’est engagé, samedi, à revoir le système des libérations anticipées. Le suspect, condamné pour terrorisme, était en liberté conditionnelle.

« Quand des gens sont condamnés à un certain nombre d’années en prison, ils devraient purger chaque année de cette condamnation », a déclaré, samedi 30 novembre, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, après s’être rendu sur les lieux de l’attaque au couteau survenue la veille, à Londres.

Ce dernier s’est engagé à revoir le système des libérations anticipées, suite à l’attentat qui a tué deux personnes. L’assaillant était un ex-prisonnier condamné pour terrorisme, qui était en liberté conditionnelle.

« Il ne fait aucun sens pour notre société de libérer de manière anticipée des personnes qui ont été condamnées pour des infractions terroristes, des crimes violents », a poursuivi Boris Johnson. « Je dis depuis longtemps que ce système ne marche tout simplement pas ».

Le Premier ministre, qui a suspendu sa campagne après l’attaque, survenue à moins de deux semaines des élections législatives du 12 décembre, a également plaidé pour des peines plus lourdes en cas d’infractions violentes.

Il a assuré que les cas d’autres condamnés pour terrorisme libérés de manière anticipée étaient passés en revue, ajoutant : « un gros travail est abattu en ce moment pour s’assurer que le public est protégé ».

L’assaillant, de nationalité britannique et qui aurait agi seul, a été identifié par la police comme Usman Khan, âgé de 28 ans, condamné en 2012 pour des infractions terroristes et remis en liberté conditionnelle six ans plus tard.

« Après tout événement de ce genre, il doit y avoir – et il y a toujours – une évaluation complète et une tentative de tirer les leçons », a déclaré le secrétaire d’État chargé de la Sécurité, Brandon Lewis, sur la BBC.

« Condamnation à perpétuité »

Dans un communiqué, la commission des libertés conditionnelles a indiqué ne pas avoir été « impliquée » dans la libération du suspect « qui semble avoir été automatiquement libéré sous conditions comme le requiert la loi ». 

« Il y a de grandes questions auxquelles il faut répondre », a réagi Sadiq Khan, maire de Londres et membre du Parti travailliste, sur Sky news. « L’un des outils importants que les juges pouvaient utiliser pour traiter les cas de criminels dangereux et protéger le public était la condamnation à perpétuité », a-t-il poursuivi. « Ça leur a été retiré par ce gouvernement ».

L’assaillant participait vendredi à une conférence organisée par l’université de Cambridge sur la réhabilitation des prisonniers, dans le Fishmongers’ Hall, un bâtiment à l’extrémité nord du London Bridge à l’intérieur duquel l’attaque a commencé. 

Mais, de quoi alimenter le débat, l’agence PA affirmait samedi que presque tous ces « héros » étaient des condamnés invités à la conférence, dont James Ford, condamné en 2004 à la perpétuité avec une durée de 15 ans d’emprisonnement minimum pour avoir égorgé sans mobile une jeune femme de 21 ans.          

Avec AFP



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