Pas de jour férié pour les Suns


La NBA faisait relâche jeudi en raison de Thanksgiving, mais à Phoenix, les joueurs étaient en tenue pour s’entraîner, mais aussi participer à une séance vidéo. Pour Monty Williams, ce n’était pas une sanction puisqu’il avait planifié cette séance matinale avant la défaite à domicile face aux Wizards.

« Qui mange avant midi ? » demande-t-il aux journalistes à propos de l’horaire de cet entraînement. « Vous voyez ce que je veux dire ? On va tous manger trois ou quatre fois aujourd’hui, et d’habitude, c’est entre 14h et 20h, et surtout il y aura encore une autre assiette aux alentours de 22h30. On va tous faire la même chose aujourd’hui. »

Après un très bon début de saison, les Suns connaissent un gros coup de moins bien, et les blessures de Ricky Rubio et Aron Baynes n’expliquent pas tout.

La manière n’y est plus depuis quelques matches, et l’équipe est repassée dans le négatif (8v-9d).

« On a discuté de nos habitudes. On se donne à fond, mais on ne fait pas toujours les bons gestes, et ça avait déjà commencé lorsqu’on gagnait des matches en début de saison » explique le coach de Phoenix à l’Arizona Central. « On a gagné quelques matches, mais on ne jouait pas forcément comme il fallait de manière régulière. Mais comme on se donnait à fond, ça compensait beaucoup d’erreurs. Aujourd’hui, des équipes sont en meilleure forme, les systèmes sont en place. Les équipes nous surveillent, et les erreurs se sont empilées. »

« En attaque, ce n’est pas trop mal »

Alors que Phoenix reçoit Dallas ce soir, Monty Williams n’évoque donc pas les absences de ses meneur et pivot pendant cette période, et il a conscience aussi qu’une saison est faite de hauts et de bas. Pour Tyler Johnson, le problème est défensif. L’équipe vient d’encaisser en moyenne 125 points lors des quatre dernières défaites.

« Il y a quelques dérapages dans nos habitudes. Même quand les choses vont bien, comme lorsqu’on réussit un stop en défense » confirme le combo guard. « Parfois, on pense que tout va bien parce qu’on a réussi un stop, mais il en faut plus que ça. Parfois, c’est simplement que les adversaires ont manqué leurs tirs. On n’a rien fait pour qu’ils les manquent ou nous n’étions pas dans nos principes défensifs. »

Pour l’ancien arrière du Heat, cette séance était donc nécessaire. « En attaque, ce n’est pas trop mal. On continue d’avoir de bons chiffres et les gars sont dans un bon rythme. C’est davantage une question de réussir des stops et de traduire ça en du bon basket. Le coach a senti que c’était nécessaire de nous faire venir. On a appris des choses, et on en a retenu quelque chose. »

Pour Monty Williams, s’entraîner un jour férié fait de toute façon partie du quotidien d’un joueur NBA.

« Une saison NBA est sans pitié » conclut ainsi le technicien. « J’en ai parlé avec les assistants et je me suis torturé à ce sujet ces derniers jours car on voulait faire les choses comme il fallait. On sait que les familles étaient en ville, mais nos boulots sont différents de la plupart des gens. On joue tout le temps. On joue à Noël. On joue les samedis et les dimanches. Mais on a des mois de repos pendant l’été.« 



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