le cardinal maintient ses positions



Le climat était tendu, jeudi 28 novembre, à la cour d’appel de Lyon (Rhône), en ce premier jour du procès en appel du cardinal Barbarin. « À la barre, deux versions irréconciliables. D’un côté, le cardinal Barbarin, qui dit avoir réagi immédiatement dès qu’il a appris qu’un prêtre de son diocèse avait agressé sexuellement des jeunes garçons. De l’autre, neuf plaignants, aujourd’hui adultes, qui accusent au contraire le cardinal Barbarin d’avoir cherché à couvrir les agissements du prêtre », explique Clément Weill-Raynal, en direct de la cour d’appel.

Le cardinal Barbarin se défend, il affirme notamment avoir encouragé l’un des plaignants à rechercher d’autres victimes dans son entourage pour porter plainte. « ‘C’est faux, c’est un mensonge’, rétorque le jeune homme. ‘Jamais le cardinal Barbarin n’a formulé une telle suggestion’. Aujourd’hui, les neuf plaignants sont venus tour à tour raconter comment ils avaient été confrontés pendant des années à la loi du silence, selon eux, pour protéger l’église. Le procès se poursuit vendredi 29 novembre et le jugement sera ensuite mis en délibéré », conclut Clément Weill-Raynal.

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