Macron « assume totalement » ses propos sur la «mort cérébrale » de l’Otan


« La paix en Europe, le post-FNI [forces nucléaires à portée intermédiaire, ndlr], la relation avec la Russie, le sujet de la Turquie, qui est l’ennemi », sont autant de « questions ouvertes que nous n’avons résolues », a répondu Emmanuel Macron, interrogé sur ses récents propos sur la « mort cérébrale » de l’Otan, en marge de sa rencontre avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, jeudi 28 novembre à Paris.

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« Tant qu’on n’a pas résolu ces questions, ne négocions pas pour savoir si le ’cost sharing’ est ceci ou cela, le ’burden sharing’ est ceci ou cela ». « Il fallait peut-être un ’wake-up call’ [signal d’alarme, ndlr] pour continuer dans les anglicismes », a encore lancé le président français pour qui « la priorité est plutôt de réfléchir à nos finalités et nos objectifs stratégiques ».

« J’assume totalement d’avoir en effet levé les ambiguïtés, parce que je considère que c’était de notre part irresponsable de continuer à parler juste de sujets financiers et techniques compte tenu des enjeux qui sont aujourd’hui les nôtres », a-t-il conclu.

70 ans de l’Alliance atlantique

Emmanuel Macron et Jens Stoltenberg ont affirmé leur volonté d’« assurer le succès » du sommet des dirigeants des 29 pays membres de l’Otan, mardi et mercredi à Londres, à l’occasion des 70 ans de l’Alliance atlantique.

La France doit-elle sortir de l’Otan ?

La préparation de cette réunion, à laquelle participera notamment l’Américain Donald Trump, a été troublée par Emmanuel Macron qui a déclaré le 7 novembre, dans un entretien à l’hebdomadaire britannique « The Economist » : « Ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’Otan. »

Cette mise en cause frontale avait été aussitôt dénoncée à Washington, Berlin, Londres, Varsovie ou Ankara.

L'Obs





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