Nikonorov, de l’usine à la plage



  • Il y a sept ans, Boris Nikonorov était ouvrier en usine
  • Il est aujourd’hui le meilleur buteur russe de Paraguay
  • Il travaillait dans des conditions dangereuses, ce qui l’a poussé à poursuivre une autre carrière

En 2011, c’est en simple spectateur que Boris Nikonorov assiste au premier sacre de la Russie en Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. À peine sorti de l’usine de Yaroslavl où il travaille, il ne manque pas une miette des matches. À l’époque, il occupe « un emploi très difficile et très dangereux, dans lequel on risque à tout moment de perdre conscience en inhalant du sulfure d’hydrogène. Les conséquences peuvent être fatales. »

Huit ans plus tard, il est le meilleur réalisateur de la Russie en Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Paraguay 2019 avec cinq réalisations. Il évolue désormais aux côtés des héros dont il avait suivi les exploits à la sortie de l’usine, dont Artur Paporotnyi, qui lui a déjà offert deux passes décisives en Amérique du Sud. L’ancien champion du monde s’est aussi fendu d’un triplé pour permettre à la Russie d’atteindre les quarts de finale, où elle retrouvera le Brésil.

Un rêve devenu un objectif

« Il y a sept ans, j’ai fait un rêve », raconte Nikonorov à FIFA.com, quelques minutes après une nouvelle performance éblouissante. « Ce rêve est devenu un objectif, dont je me suis rapproché pas à pas. J’ai compris que, pour réaliser mon rêve, je devais quitter mon travail. Je savais qu’il fallait que je m’entraîne tous les jours et que je consacre toute mon énergie au beach soccer. »

Aujourd’hui, Nikonorov disputer non seulement une Coupe du Monde de Beach Soccer au milieu de joueurs qui ont remporté l’épreuve en 2011, mais il s’est imposé comme l’un des atouts majeurs de son équipe. Il l’a encore prouvé face au Bélarus ou en signant l’ouverture du score contre le Sénégal. « Je suis conscient qu’une telle opportunité ne se présente que pour une personne sur un million. C’est la raison pour laquelle je suis si heureux », savoure-t-il. « Mais je peux assurer que je n’ai pas compté mes heures pour en arriver là. »





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