Marche contre les violences faites aux femmes


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Le mauvais temps et les gilets jaunes n’auront pas découragé les quarante-neuf mille personnes qui ont battu le pavé de Paris ce samedi 23 novembre d’Opéra à Nation pour s’élever contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes. Hommes, femmes, et enfants étaient tous rassemblés sous le symbole de la couleur violette, derrière pancartes, affiches et slogans. “Ras le viol ! A bas le patriarcat ! On te croit tu n’y es pour rien” pouvait-on entendre crier dans les rangs. Dans cet immense cortège, le mouvement NousToutes avait pensé à tout : cortège des familles, cortège non mixte de victimes, places spéciales pour les personnes handicapées, tout était prévu pour que le plus grand nombre puisse prendre part à cette marche historique. 

 

Historique à la fois par le nombre de marcheurs et de marcheuses, mais également historique du point de vue des revendications. Cette année, le gouvernement ne devait plus simplement proposer quelques billets et quelques solutions, en évitant le cœur même du sujet. C’était un milliard que ce dernier devait mettre en activité, et ce exclusivement dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes. Face aux chiffres dramatiques de féminicides, de viols et d’abus, les associations, citoyens et citoyennes attendaient un véritable changement de cap.

 

Pourtant ce lundi matin, ce fut une grande déception dans les rangs des féministes et de leurs adjuvants. Le nouveau budget dédié aux violences faites aux femmes sera de 361 millions d’euros. Dans leur communiqué du lundi 25 novembre, pour clore le Grenelle contre les violences conjugales, le premier ministre Edouard Philippe et la secrétaire en charge de l’égalité hommes-femmes se sont exprimés. La déception est vive et surtout immédiate. Moyens insuffisants, et parfois aberrantes, comme notamment cette prise en charge des agresseurs alors que les moyens pour prendre en charge les femmes victimes sont encore largement insuffisants sur l’ensemble du territoire français !

 

Les associations ont dès lors réagi. Si elles se disent dans un premier temps “déçues” elles affirment leur détermination pour agir dans “ les entreprises, chaque administration, chaque université, chaque quartier, chaque coin de rue. Nous interviendrons dans chacun de nos repas de famille et chaque échange à la machine à café.” Le collectif NousToutes est prêt à continuer ses revendications, pour obtenir une meilleure protection des femmes et de véritables solutions. Le premier rassemblement en réponse à l’annonce, est d’ailleurs programmé dès ce lundi 25 novembre à 18h dans Paris. Ces femmes et hommes mobilisés en informent le gouvernement, elles “ne lâcheront rien.”

 

Par elfess & @Com_de_So





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