Les cadres mal aimés dans les entreprises néerlandaises



Même si le tutoiement est monnaie courante aux Pays-Bas entre collègues quel que soit l’échelon de hiérarchie, le courant ne passe plus entre les salariés néerlandais et leur employeur. Une enquête du consultant Per4mance révèle que les cadres des entreprises du royaume ont mauvaise presse auprès des équipes qu’ils dirigent. Et les entreprises sont, elles, épinglées pour leur manque de considération.

Critique des chefs

Sur les 7.500 salariés représentatifs interrogés par Per4mance, 11 % d’entre eux considèrent leur chef comme un dictateur, et seuls 16 % voient dans leur supérieur une personne ayant des qualités humaines. Mais, à l’inverse, pour 9 % du personnel, les encadrants n’ont pas la poigne nécessaire face à leur équipe.

Pour un salarié sur trois, collaborer avec son chef direct relève du sacerdoce. Seuls 11 % voient leur chef comme un expert, et 12 % le considèrent comme un coach.

Conclusion : près d’un quart des Néerlandais vont chaque jour à reculons au boulot. Quatre employés sur dix s’estiment traités comme la dernière roue du carrosse, constatant n’avoir aucune influence sur la marche de l’entreprise. Mais trois sur dix pensent le contraire.

Manque de considération des salariés

Le climat de défiance est aussi entretenu par le manque de considération dont s’estiment victimes les salariés. Un quart du personnel regrette de ne jamais recevoir un compliment. Une proportion de 20 % « calcule » recevoir en moyenne un compliment par an. En revanche, 5 % se réjouissent d’en recevoir un tous les jours.

Le secteur des transports et les pouvoirs publics apparaissent comme les plus avares de considération. A l’inverse, c’est dans le secteur financier où les cadres ont le plus tendance à jeter des fleurs à leurs subordonnés.



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