La Commission von der Leyen investie par le Parlement européen



La Commission européenne dirigée par 
Ursula von der Leyen

a été approuvée, mercredi, par le Parlement européen. Les eurodéputés lui ont donné
leur confiance avec une confortable majorité

de 461 voix, 157 s’étant prononcés contre, et 89 s’abstenant. En dépit des 
nombreuses péripéties

et complications qui ont émaillé la mise en place de cette équipe, son score est meilleur que celui qu’avait obtenu il y a cinq ans, Jean-Claude Juncker.

Ne sous-estimons pas nos moyens et nos talents.

Le discours qu’a tenu la responsable allemande devant les élus dans l’hémicycle du Parlement à Strasbourg a été d’une tonalité bien différente de celle employée par son prédécesseur. Dramatisant les enjeux après la percée des populistes aux élections du printemps, Jean-Claude Juncker avait expliqué, avec gravité, qu’il allait diriger 
« la Commission de la dernière chance ».

Rien de tel chez Ursula von der Leyen qui ne s’est pas départie, durant sa prise de parole, d’un optimisme et d’un enthousiasme déconcertant. « Ne sous-estimons pas nos moyens et nos talents », a-t-elle lancé, en engageant l’Europe à maîtriser les technologies clés et à en devenir propriétaires.

« L’Europe peut être fière à de nombreux titres, soulignait-elle un peu plus tard, nous sommes la première superpuissance commerciale au monde. Notre industrie est l’une des plus performantes dans les secteurs à haute valeur ajoutée : elle produit un tiers des satellites dans le monde. » 

L’ambition est affichée dans tous les chapitres de son programme : « Notre union tout entière va s’engager dans un processus de transformation qui affectera toutes les composantes de notre société et de notre économie », a-t-elle ajouté, faisant allusion au « new green deal » le pacte vert qu’elle s’engage à proposer dans les cent premiers jours de la mandature et la numérisation de l’économie.

Les parlementaires impatients

Ursula von der Leyen qui sait que tous les groupes parlementaires, y compris ceux qui viennent de lui accorder leur confiance, attendent qu’elle fasse ses preuves rapidement a annoncé, outre
le « new green deal »

, qui doit faire de l’Union européenne le premier continent à neutralité carbone en 2050, une remise à niveau de l’Europe dans l’innovation et la numérisation de l’économie, un salaire minimum partout sur le continent et, sur le plan institutionnel, une grande conférence consacrée à l’avenir de l’Europe qui pourra inclure un droit d’initiative législatif pour le Parlement européen qui en rêve depuis longtemps.

Elle a aussi rappelé qu’elle avait constitué pour la première fois une commission paritaire (il manque toutefois une femme qu’elle n’a pu remplacer après 
l’éviction de la Française Sylvie Goulard

) et les commissaires ont été enjoints de constituer des équipes de conseillers mixtes. « La parité sera assurée à tous les niveaux de l’encadrement d’ici la fin du mandat » s’est-elle réjouie. 



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