Edouard Philippe se dit ouvert à un compromis sur la date d’application de la réforme des retraites


Le gouvernement français ne transigera pas sur l’instauration d’un système universel de retraites, en supprimant notamment les régimes spéciaux, mais est prêt à négocier « sans brutalité » sur les mécanismes de transition des 42 régimes existants, a assuré le Premier ministre Edouard Philippe mercredi 27 novembre.

Il s’est dit notamment ouvert à un compromis sur l’entrée en vigueur de la réforme (théoriquement dès la génération née en 1963), entre « une transition immédiate et brutale » et la fameuse « clause du grand-père » qui renverrait l’application de la réforme aux nouveaux entrants sur le marché du travail à compter de l’échéance de 2025.

Edouard Philippe a par ailleurs indiqué que la concertation sur la réforme s’achèverait « le 9 ou le 10 décembre » et qu’il présenterait « dans les jours qui suivront » le projet du gouvernement « dans sa globalité ».Retraites : allons-nous devoir trimer après 65, 70, voire 75 ans ?

Les discussions avec les syndicats et le patronat « vont encore se poursuivre un peu sous le pilotage du haut-commissaire » aux retraites, Jean-Paul Delevoye, et « devraient s’achever aux alentours des 9 ou 10 décembre », a-t-il ajouté à l’issue du conseil des ministres.

Puis Jean-Paul Delevoye « présentera les conclusions qu’il formulera au terme de cette consultation et j’aurai l’occasion, dans les jours qui suivront, de présenter dans sa globalité et très précisément le projet que le gouvernement présentera au Parlement au début de l’année 2020 », a ajouté le Premier ministre, qui s’est dit « plus que jamais déterminé à construire ce système universel de retraite » censé remplacer les 42 régimes existants.

Entre-temps, « certains exprimeront leur opposition dans la rue le 5 décembre », premier jour d’une grève reconductible soutenue par la plupart des syndicats et des partis d’opposition, a ajouté le Premier ministre.

Qui participera à la grève du 5 décembre ?

Tout en affirmant son « respect pour le droit de grève (et) pour le droit de manifester », Edouard Philippe a assuré que « le gouvernement mettra tout en œuvre pour accompagner au mieux les Français qui veulent et qui doivent travailler ».





FranceTVinfo

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