Désintox. L’historien Christopher Dummitt, falsifiait ses conclusions



Dans son texte, Christopher Dummitt explique que « tout inventer de A à Z » pour se donner raison est « ce que faisait (et fait encore) tout le monde » dans les études de genre. Ce mea culpa serait un vrai choc, étant donné le pedigree du chercheur qui selon  le Point, Atlantico, Valeurs Actuelles ou encore une journaliste de l’Opinion serait « l’un des grands pontes de la « théorie du genre » et même un des pères des études de genre ». 

Or son statut dans ce domaine a été largement surestimé. Désintox a contacté près d’une dizaine de chercheurs reconnus en la matière, comme Judith Butler, ou des personnes spécialisées dans les études sur la masculinité, censé être le sujet de prédilection de Christopher Dummit. Toutes ont répondu n’avoir jamais entendu parler de lui. Il n’a d’ailleurs publié dans aucune revue sur le genre et les sexualités, ses publications s’inscrivant toutes dans le champ de l’histoire sociale du Canada.

Interrogé par désintox, l’intéressé lui même a reconnu n’avoir guère de reconnaissance à l’échelle internationale. Selon lui son livre sur le sujet, paru en 2007, a pu avoir de l’influence au Canada, où il serait encore utilisé pour y enseigner l’histoire des genres. Mais cela ne fait pas de lui le père des études de genre que certains commentateurs auraient aimé qu’il soit.

Retrouvez Désintox du lundi au jeudi, dans l’émission 28 Minutes sur Arte, présentée par Elisabeth Quin.
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