Dernière épreuve pour la Commission von der Leyen au Parlement européen



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Les eurodéputés doivent voter mercredi l’investiture de la nouvelle Commission européenne présidée par l’Allemande Ursula von der Leyen. Une équipe qui a connu jusqu’ici un parcours chahuté.

C’est le jour J pour la première Commission européenne présidée par une femme, l’Allemande Ursula von der Leyen. Elle doit obtenir le feu vert des eurodéputés mercredi 27 novembre, lors d’un vote prévu aux alentours de 12 h après un discours de la présidente élue suivi d’un débat.

Entre des candidats commissaires retoqués – trois, un chiffre sans précédent –, un Brexit toujours en attente et des intitulés de portefeuille polémiques, l’accouchement de l’équipe de l’ancienne ministre de la Défense d’Angela Merkel aura été laborieux. Son entrée en fonction, qui aura lieu le 1er décembre, a dû être retardée d’un mois à cause du rejet de trois candidats, dont la Française Sylvie Goulard.

Le résultat du vote de mercredi sera une indication précieuse du soutien dont Ursula von der Leyen pourra disposer durant les cinq années de son mandat. Le Parlement lui avait accordé une majorité très courte de neuf voix en juillet.

Discipline

Le vote pour l’investiture ne sera pas secret, ce qui devrait favoriser la discipline au sein des groupes d’un Parlement fortement renouvelé, plus fragmenté et qui a montré les dents lors des auditions des commissaires.

« Nous serons unis dans notre soutien à la Commission », a promis mardi l’Allemand Manfred Weber, chef des 182 élus du groupe du Parti populaire européen. Sa candidature pour la fonction a été rejetée par Emmanuel Macron, principal soutien de la nomination d’Ursula von der Leyen. Les 154 élus sociaux-démocrates et les 108 libéraux de Renew devraient aussi voter « à une très grande majorité » en faveur de l’investiture.

« On aura la Commission européenne la plus progressiste de ces derniers temps, la plus paritaire et elle aura parmi ses priorités des politiques qui, pour notre groupe, s’avèrent essentielles », a argumenté la socialiste espagnole Iratxe Garcia Perez.

Sujets qui fâchent

Mais des voix discordantes se sont fait entendre. Les cinq eurodéputés socialistes français s’abstiendront.  Ils rejoignent la position des Verts, qui devraient presque tous s’abstenir.

Au rayon des sujets qui fâchent figure la désignation comme commissaire à l’Élargissement d’un Hongrois, vu par ses détracteurs comme un soutien aux positions anti-UE du gouvernement de Viktor Orban.

La nomination du Français Thierry Breton, ancien PDG d’Atos, une société spécialisée dans les services numériques, pour l’important portefeuille du marché unique et du numérique déplait également à certains. Pour la socialiste Sylvie Guillaume, le Français a eu des réponses « insuffisantes » lors de son audition « sur les lobbyies alors qu’il a fait du lobbying sur à peu près tous les sujets de son portefeuille ».

L’extrême gauche (GUE) dénonce pour sa part les « recettes libérales similaires » à la Commission précédente et votera contre, tout comme l’extrême droite.

Avec AFP



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