DeMarcus Cousins, un Laker à part entière en coulisses


En NBA, s’intégrer à une nouvelle équipe est rarement aisé. C’est d’autant plus le cas lorsqu’une grave blessure survient quelques semaines seulement après la signature du contrat : victime d’une rupture des ligaments croisés mi-août, DeMarcus Cousins n’a pu disputer que quelques entraînements avec ses nouveaux coéquipiers avant de devoir déclarer forfait, sans doute pour l’intégralité de la saison régulière.

Jared Dudley : « C’est une voix qu’un coach ne peut avoir »

Une terrible situation pour le joueur qui n’avait déjà pu jouer qu’une demi-saison et une partie des playoffs avec les Warriors l’an passé, la faute à une longue rééducation après une rupture du tendon d’Achille puis une déchirure au quadriceps gauche. Conservé par les Lakers malgré ce nouvel incident, le pivot ne s’est pas laissé abattre, déterminé à s’investir pleinement dans sa nouvelle franchise.

« C’est facile de souffrir psychologiquement quand on est un joueur blessé et qu’on ne participe à rien. Nous voulons qu’il soit présent le plus possible aux sessions vidéo, aux entraînements et avec l’équipe », a expliqué il y a peu Frank Vogel à The Athletic. « Il a tout simplement été génial avec nous, simplement en étant aux côtés de l’équipe », a renchéri Anthony Davis. « Même s’il n’est pas capable de jouer, il est toujours impliqué aux entraînements, dans les sessions de tir et ce genre de choses. » 

Ainsi, à la différence d’un Stephen Curry, contraint de rester à domicile pendant les déplacements de Golden State tant qu’il n’a pas subi sa deuxième opération à la main, DeMarcus Cousins est autorisé à voyager avec les Lakers, ce qui facilite la cohésion de l’équipe, un point positif dans l’éventualité où il reviendrait pour les playoffs. Jusqu’ici, ses coéquipiers sont ravis de sa présence.

« C’est l’exemple parfait du gars qu’il ne faut pas juger à son apparence car je l’avais jugé à sa manière de se comporter sur le terrain … Mais de le voir aujourd’hui, voir sa maturité en tant qu’homme plus qu’en tant que joueur de basket, c’est impressionnant », résume Jared Dudley, vétéran fort de treize campagnes en NBA. « Comme sa voix quand il s’agit de bousculer Anthony Davis. C’est quelqu’un de dominateur capable de se confronter à LeBron ou de l’encourager à sa propre façon. C’est une voix qu’un coach ne peut avoir. » 

Et les Lakers espèrent bien que cette voix puisse s’exprimer sur les terrains lors des joutes de post-saison, une plus-value qui pourrait s’avérer précieuse pour l’équipe qui affiche actuellement le meilleur bilan de la ligue (15-2).



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