Akaguma, cœur et poumon du Japon de Ruy Ramos



  • Takuya Akaguma est un joueur clé du Japon à Asunción
  • Le sélectionneur Ruy Ramos explique l’importance d’Akaguma
  • Ramos : « Ses déplacements, il les fait pour le collectif »

Dire que le sélectionneur du Japon Ruy Ramos est un passionné serait un euphémisme. Qu’il se trouve sur la touche ou dans les tribunes (sur ordre des arbitres), sa voix porte bien loin dans le Stade de la Coupe du Monde « Los Pynandi ». S’il crie, ce n’est pas par plaisir, mais pour faire passer un message.

La preuve vivante en est Takuya Akaguma. Le grand Japonais qui vient de la préfecture de Fukuoka est le pion essentiel de l’équipe de Ramos depuis le tout début du tournoi à Asunción.

Head coach Ruy Ramos of Japan reacts 

« Il marque les buts que je lui ai dit de marquer, mais ce n’est pas tout », expliquait Ramos à FIFA.com après la qualification du Japon pour les quarts de finale de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Paraguay 2019. « Je veux que mon pivot marque, mais aussi qu’il contribue au jeu collectif, à ses déplacements. Et c’est ce qu’il fait maintenant. »

Quand Ramos a repris les rênes de l’équipe nationale, il a découvert un Akaguma en manque de confiance. « Les Japonais se satisfont facilement de ce qu’ils ont accompli », estime Ramos. « Ils gagnent une fois, deux fois, et ça leur suffit. Mais moi, pas du tout. Donc je lui ai dit ‘Si tu veux perdre, perds pour toi. Mais moi, je veux continuer à gagner’. Je l’ai poussé et il a énormément progressé. »

30 ans, ça se fête !

L’importance d’Akaguma au sein du groupe s’illustre parfaitement par ses exploits lors du premier match du Groupe A contre le Paraguay, le pays hôte. À une seconde de la fin, alors que les équipes étaient dos à dos à 4-4, Akaguma s’est intelligemment débarrassé de son adversaire pour reprendre victorieusement un corner d’Ozu Moreira. Ce geste, un joueur ne l’accomplit pas s’il est en manque de confiance.

« Je lui dis de tout d’abord marquer les buts qu’il doit marquer pour l’équipe, mais aussi de jouer pour l’équipe et de beaucoup bouger », explique Ramos. « Je lui demande de faire des déplacements tactiques également pour aider un peu plus l’équipe. Akaguma donne beaucoup au collectif parce qu’il marque, mais en plus, il fait beaucoup de déplacements. »Son but à la dernière seconde contre les hôtes, Akaguma l’a inscrit le jour de ses 30 ans qu’il a pu fêter à l’hôtel avec ses coéquipiers, devant un gâteau d’anniversaire et des écouteurs comme cadeau.

Un message à passer

L’avènement d’Akaguma incarne bien la progression de l’équipe du Japon en général. Éliminée en phase de groupes aux Bahamas il y a deux ans, elle est complètement transformée aujourd’hui. Et Ramos n’a aucune intention de se reposer sur ses lauriers. »Je vais continuer à faire passer mon message », dit Ramos. « Je vais continuer à pousser mes joueurs. Je suis parfois un peu dur dans mes discours, mais je le fais parce que je veux qu’ils gagnent parce qu’ils vont pouvoir en récolter les fruits plus tard. »

Qu’est-ce qui attend le Japon maintenant ? Un quart de finale face à l’Uruguay, une équipe qui a elle aussi envie d’écrire une nouvelle page de l’histoire. « Quel que soit notre adversaire, s’il nous bat, ce sera parce qu’il était meilleur que nous et pas parce que nous leur avons rendu la vie facile. Nous n’allons pas perdre par notre faute, nous allons obliger l’autre équipe à nous battre. Elle n’aura pas la tâche facile. »

Takuya Akaguma of Japan concentrates in the tunnel



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