Paris et Berlin font affichage d’une volonté commune sur l’avenir de l’Europe



Une brouille ? Quelle brouille ? Alors que 
les motifs de tension se sont multipliés

, ces derniers mois, entre Paris et Berlin sur la scène européenne, les deux principales puissances économiques de la zone euro tentent de démontrer qu’elles sont encore capables de travailler ensemble. D’après « Politico », elles ont soumis à leurs partenaires 
une contribution commune

pour améliorer le fonctionnement de l’Union européenne. Celle-ci devrait faire l’objet d’une première discussion entre diplomates, dès mercredi.

Clarifier les nominations

Le projet s’inscrit dans le cadre de la volonté européenne d’organiser une « conférence sur l’avenir de l’Europe ». Cette idée, mise sur la table par Emmanuel Macron au printemps dernier dans une tribune à de nombreux journaux européens, s’est installée dans le paysage bruxellois, et a été reprise à son compte par 
Ursula von der Leyen, la probable future présidente

de la Commission européenne.

La proposition franco-allemande se garde d’aller loin dans la substance. Elle insiste sur la nécessité de clarifier le processus de nominations à la tête de la Commission européenne. Un souhait en ligne avec celui formulé par Ursula von der Leyen, conséquence du traumatisme qu’a laissé, à Bruxelles, 
la grande bataille institutionnelle de l’été dernier

. Alors que le Parlement européen s’estimait en droit de placer à la tête de la Commission européenne le candidat tête de listes aux Européennes capable de former une coalition, les Etats-membres se sont chargés de lui rappeler la lettre du Traité, et ont décidé, entre eux, des « top jobs » européens, à commencer par celui d’Ursula von der Leyen.

« Résultats tangibles »

Paris et Berlin en profitent pour appeler l’Union européenne à repenser en profondeur la plupart de ses grands axes stratégiques et jugent indispensable de déboucher sur « des résultats tangibles et concrets, avec des recommandations ». Ils appellent enfin à la création d’un groupe d’experts des institutions qui serait dirigé par une « personnalité européenne de poids ». Le nom du Belge Guy Verhofstadt a été évoqué, mais il est loin de faire l’unanimité, en particulier dans le camp des Conservateurs européens du PPE.



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