le gouvernement va-t-il supprimer ses observatoires ?



Le gouvernement dispose de différents observatoires : des instances sociales qui produisent différents travaux de recherche, sur la pauvreté ou encore la délinquance. En juin 2019, une circulaire du Premier ministre annonce la volonté de réduire le nombre d’instances et de commissions pour simplifier le paysage administratif, mais également pour faire des économies. À l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), des études sont réalisées depuis une vingtaine d’années pour constater l’évolution de la pauvreté notamment.

En 2020, cet observatoire n’existera plus et ses services seront intégrés au Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et de l’exclusion sociale, une instance dépendante directement du Premier ministre. L’ONPES pense perdre ainsi un degré de liberté. D’autres observatoires seront supprimés comme l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Une situation qui indigne les chercheurs et le milieu associatif, dont le travail quotidien est basé sur ces différentes recherches.



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