Harvey Catchings peut remercier la NBA de lui avoir sauvé la vie


Quelle bonne idée a eu la NBA en 1992 en créant le syndicat des joueurs retraités de la NBA, pour l’associer au syndicat déjà en place pour les joueurs en activité. Celui-ci permet à ses membres de bénéficier d’une multitude de services et notamment de proposer des soins ou faire passer des bilans médicaux à ses anciennes gloires.

Quand on dit que le malheur des uns peut faire le bonheur des autres, l’expression résume parfaitement l’aventure vécue et racontée par Harvey Catchings, ex-intérieur qui a passé 11 saisons en NBA dans les années 70-80 et qui est par ailleurs le père de l’ex-internationale américaine Tamika Catchings.

Car suite aux décès de Caldwell Jones, Darryl Dawkins (crise cardiaque) et Moses Malone (athérosclérose cardiaque) survenus entre 2014 et 2015, l’association des joueurs NBA retraités a décidé de soumettre ses membres à un check-up, dans le but notamment de dépister des anomalies d’ordre cardiaque.

Même si tous n’ont pas jugé nécessaire de passer les tests, le bilan a été une réussite puisque la légende Nate Archibald a découvert qu’il souffrait d’amylose (accumulation anormale de protéines dans les organes vitaux) après avoir subi une transplantation cardiaque l’année précédente. Don Chaney, ancien coach des Rockets, a également été diagnostiqué d’une maladie héréditaire du même type, et Harvey Catchings a donc appris qu’il souffrait d’insuffisance mitrale (fuite d’une valve du coeur).

Une intervention chirurgicale a rapidement été programmée et a permis aux médecins de constater un état plus préoccupant que prévu. Après plusieurs opérations ces deux dernières années, l’ancien intérieur a finalement été placé sur une liste d’attente pour recevoir une greffe du cœur.

« Le pire jour de quelqu’un d’autre est devenu mon meilleur jour »

Lors de l’ablation de son cœur, il a été découvert qu’il était en plus atteint d’une anomalie cardiaque appelé myocardite lymphocytaire. Avec sa greffe reçue le 28 août dernier, Harvey Catchings prend aujourd’hui conscience de la chance qu’il a eu d’être traité à temps et d’avoir « trouvé » un donneur compatible.

« C’était un gros problème pour moi aussi. Le pire jour de quelqu’un d’autre est devenu mon meilleur jour… C’était une dure réalité, » a-t-il déclaré au Houston Chronicle au sujet de sa greffe. « Si vous m’aviez demandé il y a 10, 15 ou 20 ans s’il était possible que je subisse une transplantation cardiaque, surtout après avoir été aussi actif que je l’ai été, je vous aurais répondu qu’il n’y avait absolument aucune chance. »

Aujourd’hui, l’intérieur passé par les Sixers (74-78), les Nets (78-79), les Bucks (79-84) et les Clippers (84-85), doit poursuivre une longue rééducation et se battre pour retrouver la forme, un combat qu’il prend comme un défi, lui rappelant ses années de sportif de haut niveau.

« Je repars plus ou moins de zéro, » lance-t-il. « J’apprends à marcher à nouveau, à tenir en équilibre. J’ai rencontré plusieurs gars qui ont subi une transplantation cardiaque. Et je peux le dire, ils s’en sortent très bien. Donc je sais qu’à un moment donné, tout ira bien. Ils me disent que cela pourrait prendre jusqu’à un an parce que c’est un marathon et non un sprint. Donc, je dois juste être patient. Même si, encore une fois, en tant qu’athlète, tu te dis : « Bon, je peux m’en sortir comme quand je faisais de l’exercice ». Alors que ce n’est pas le cas. »

Photo : Houston Chronicle



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