à dix jours de la grève du 5 décembre, le gouvernement hausse le ton



Depuis quelques jours, le ton monte du côté de l’exécutif. À Amiens (Somme), vendredi 22 novembre, Emmanuel Macron a qualifié la grève du 5 décembre de grève de « privilégiés », qui ne concerne que les bénéficiaires des régimes spéciaux. De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, évoque une « mobilisation pour conserver des inégalités ». La CGT dénonce une manœuvre politique du chef de l’État. La CFTD, plus ouverte à la discussion, met en garde le gouvernement. Les syndicats attentent la copie de l’exécutif, qui hésite, à l’image de la « clause du grand-père ».

Cette clause, qui prévoirait que la réforme ne s’applique qu’aux nouveaux entrants dans le monde du travail, avait suscité une passe d’armes entre Jean-Paul Delevoye et le Premier ministre. Une éventualité finalement écartée dimanche 24 novembre par le ministre de l’Économie, Gérald Darmanin. De son côté, la gauche avance ses propres arguments. Édouard Philippe recevra dès lundi syndicats et patronat à Matignon. Une énième tentative de dialogue à dix jours d’une grève qui s’annonce massive.

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