Les Blazers touchent le fond


Finalistes de conférence il y a six mois, les Blazers et les Warriors sont aujourd’hui respectivement avant-derniers et derniers de la conférence Ouest. Pour les seconds, c’est un incroyable concours de circonstances et de malheurs qui les relèguent aussi bas. En revanche, pour les premiers, c’est plutôt incompréhensible tant on pensait que l’équipe avait réussi un bon recrutement et qu’elle s’appuyait sur un collectif solide.

Mais la nuit dernière, les coéquipiers de Damian Lillard ont sans doute touché le fond en s’inclinant 110-104 à Cleveland, face à des Cavaliers qui évoluaient sans Kevin Love et qui venaient d’en prendre 42 à Dallas !

« Frustrant et triste, ce sont deux bons adjectifs » résume C.J. McCollum sur NBA.com. « On est évidemment irréguliers vu notre bilan, et on est plus irrégulier que régulier. Il y a un peu de tout avec des passages à vide, des fautes, des rebonds offensifs… Je ne nous trouve pas forcément mauvais en défense, mais ce sont de petits passages à vide qui coûtent cher. »

Avec 5 revers et 12 défaites après 17 matches, les Blazers pointent donc à la 14e place de la conférence Ouest, et cette nuit, il s’agissait de la 10e défaite en 12 rencontres, et de la 4e d’affilée. « En première mi-temps, on n’a pas bien shooté, et en deuxième, on n’a pas aussi bien défendu qu’on le devait » analyse Terry Stotts, qui ne cherche aucune excuse. « Notre bilan suffit pour comprendre. »

Un déficit de taille qui se paie cash

Pour Damian Lillard, qui revenait de blessure, les absences de Zach Collins, Hassan Whiteside et bien sûr Jusuf Nurkic pèsent beaucoup. « On est très petits en ce moment, et les équipes ont compris qu’il y avait une opportunité pour eux dans ce secteur. Je pense qu’on a peut-être besoin de se concentrer sur nos écrans retard, de chercher quelqu’un à bloquer et de laisser ensuite la balle rebondir. Peut-être que c’est la solution, mais pour l’instant, on est vraiment petits, même si ce n’est pas une excuse puisqu’il y a des moments où les gars prennent le rebond car ils en veulent plus que nous. »

En prenant huit rebonds, Lillard a montré l’exemple mais ça reste insuffisant. Heureusement, comme à San Antonio, il reste beaucoup de matches pour recoller au peloton dans la course aux playoffs. « Je ne suis pas quelqu’un habituellement de stressé mais sur certains points, c’est préoccupant » reconnaît la star de Portland. « Mais le chemin est encore long, et dans ces cas-là, il y a deux attitudes à avoir. La première, c’est de râler et de dire que nous aurions dû gagner ce match. Que nous aurions dû faire ceci ou cela. Mais je pense que notre équipe a conscience qu’elle ne joue pas assez bien pour gagner des matches. Mais on croit vraiment, de manière collective, que les choses vont changer. On doit rester dans nos principes et continuer de progresser. On ne peut faire que ça pour l’instant. »

Le calendrier est plutôt favorable avec deux matches face aux Bulls et la réception du Thunder. Trois succès, et la machine sera remise en marche.



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