le gouvernement veut créer des centres de prise en charge des hommes agresseurs



Marlène Schiappa a dévoilé une nouvelle mesure retenue après le Grenelle, dont les conclusions doivent être présentées lundi.

Le gouvernement travaille à « la mise en œuvre d’une cinquantaine de mesures » issues des réflexions du Grenelle des violences conjugales, annonce Marlène Schiappa au Figaro, dimanche 24 novembre. A la veille de l’annonce officielle de la totalité de ces mesures, dont certaines ont déjà été évoquées dans les médias, elle en a dévoilé une nouvelle : la création de deux centres de prise en charge des hommes agresseurs par région de France.

Dans le détail, la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes explique qu’un appel à candidature va être lancé pour crée deux centres par région d’ici la fin du quinquennat, en 2022. L’Etat en financera la moitié, « un engagement de 2 à 3 millions d’euros », et l’autre moitié du financement viendra « des collectivités et des partenaires privés ».

Ces centres accueilleront « les auteurs de violences conjugales condamnés à des petites peines ou à des peines avec sursis », explique Marlène Schiappa, qui assure que la prise en charge psychologique « permet une prise de conscience chez nombre de ces hommes ».

La secrétaire d’Etat explique que cette proposition se base sur l’exemple d’un établissement qui existe déjà, le centre Home des Rosati à Arras (Pas-de-Calais), qui « fait baisser la récidive de ces violences à 20% environ contre 60% habituellement », assure-t-elle.

Marlène Schiappa confirme par ailleurs au Figaro qu’une partie des mesures portées par le gouvernement feraient l’objet d’une proposition de loi déposée par deux députés de la majorité « dans les semaines à venir », dont elle « espère qu’il sera examiné d’ici à la fin du mois de janvier ». Les deux députés en question l’avaient déjà annoncé dans le JDD, dimanche matin.

La secrétaire d’Etat a, enfin, réagi aux manifestations organisée samedi par le collectif #NousToutes. « Cette mobilisation est émouvante et positive », juge-t-elle, tout en qualifiant le collectif, critique envers le gouvernement, de « réseau qui fait du plaidoyer ». « Dès que l’on agit, on prend le risque de décevoir », estime Marlène Schiappa.



A lire aussi

Laisser un commentaire