Devin Booker, symbole de la solidarité des Suns


Si Devin Booker bat régulièrement des records de précocité à la marque, il n’a jamais réussi à compiler un triple double en presque 300 matchs en carrière. Hier soir à Minneapolis, il est passé à une passe d’y parvenir, avec ses 35 points et 12 rebonds à côté. Pour autant, l’ancien de Kentucky préfère largement cette situation où il manque un petit événement individuel et que son équipe gagne, que le scénario inverse, qu’il a tant connu avec les Suns.

« J’ai essayé d’être agressif, c’est mon boulot » raconte-t-il. « Il faut savoir quand l’être et quand lâcher le ballon en cas de prises à deux. J’ai trouvé un peu tard ce soir, mais heureusement que Frank était là pour écarter le jeu. On a bien joué à deux avec lui et Dario, mais tout s’est mis en route dans le deuxième quart-temps quand on a montré de l’énergie pour défendre et jouer en transition. »

Un Frank Kaminsky qui regrette de ne pas avoir converti une dixième passe décisive pour son leader. « J’ai eu deux chances de lui offrir son triple double, je les ai ratées, donc je lui suis redevable. Mais il a été tout simplement fantastique ce soir. Tout est passé par lui et il a été bon de manière constante. »

Phoenix retrouve le sourire

« Il est comme ça, il peut mettre des gros tirs, n’a peur de rien, et il peut créer pour les autres » liste son entraîneur Monty Williams. « Quand tu as un joueur unique comme ça, il faut le reconnaître. Je parle constamment aux gars des tirs ouverts qu’il génère avec l’attention qu’il attire. »

Grâce à cette victoire, Phoenix repasse dans le positif avec 8 succès pour 7 revers, et continue son bon début de saison. « On a cet état d’esprit de travailler et de rendre l’autre meilleur » note Kelly Oubre Jr., auteur de 25 points hier. « Il y a beaucoup de gens altruistes ici qui veulent voir les autres réussir, on va continuer comme ça. » Surtout, les Suns ont retrouvé le sourire et n’ont pas paniqué alors qu’ils restaient sur trois défaites de rang sans Ricky Rubio et Aron Baynes.

« Je suis déjà passé par là, quand ces trois défaites deviennent six, puis dix, puis je ne sais plus quel record nous avions battu l’an passé » décrit Booker, en référence à la série de 17 revers de suite du club. « C’est déprimant quand ça arrive. Mais hier, il y avait beaucoup de sourire à  l’échauffement, les coachs étaient investis, et on a traduit ça par une victoire. »



A lire aussi

Laisser un commentaire