les forces de l’ordre devront désormais poser ces 23 questions pour mieux accueillir les victimes



Cette grille, présentée vendredi, doit notamment permettre une meilleure évaluation du danger encouru par les femmes.

C’était une des demandes des associations. Christophe Castaner et Marlène Schiappa ont présenté, vendredi 22 novembre, une nouvelle grille de 23 questions destinée aux forces de l’ordre afin d’améliorer l’accueil des victimes de violences conjugales dans les commissariats et les gendarmeries.

Cette liste de questions a pour objectif de « mieux appréhender et comprendre le risque » auquel la victime est confrontée, dès son premier entretien, a expliqué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner vendredi. Elle « va peut-être aussi aider la victime à comprendre, à travers ses réponses aux questions, qu’il y a des comportements qui sont insupportables », a-t-il ajouté. 

Cette liste de 23 questions a été mise en ligne, sous forme de pdf, sur le site du ministère de l’Intérieur. Parmi elles : « Selon vous, votre partenaire ou ancien partenaire a-t-il eu connaissance de votre projet de séparation ? Ou êtes-vous séparés ? », « La fréquence des violences (verbales, physiques, sexuelles ou psychologiques) a-t-elle augmenté récemment ? », ou encore « Votre partenaire ou ancien partenaire possède-t-il des armes à feu (déclarées ou non) ? »

Cette grille a été élaborée par un des 11 groupes de travail mis en place à l’occasion du Grenelle des violences conjugales. Les questions qu’elle comporte devront être posées à la victime indépendamment de son éventuel dépôt de plainte et de manière systématique. La grille va être « diffusée dans tous les commissariats et dans toutes les brigades de gendarmerie », explique le ministère. 

Les conclusions du Grenelle, lancé en septembre, doivent être annoncées lundi. Une soixantaine de propositions, issues des groupes de travail, avaient été remises à Marlène Schiappa fin octobre.



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