la crise sociale violente se poursuit



Vendredi 22 novembre, des centaines de milliers de Chiliens sont dans les rues de Santiago pour la sixième semaine consécutive. Un concert de casseroles pour dénoncer la vie chère, les inégalités sociales, et une colère toujours intacte contre leur gouvernement. « Le mécontentement va bien au-delà du président Piñera. Ras-le-bol de cette élite, de cette classe politique qui s’est remplie les poches pendant 30 ans », explique un manifestant. « On ne peut pas baisser le bras. Il faut poursuivre la mobilisation parce qu’on n’a rien obtenu et la répression continue », poursuit une autre.

La répression est inédite face à cette contestation qui l’est tout autant. Sous leurs boucliers, des manifestants cagoulés harcèlent les forces de l’ordre à coups de pavés. Elles répliquent immédiatement avec leurs gaz lacrymogènes et leurs canons à eau pour les disperser. Des affrontements de plus en plus violents et chaque jour des blessés (plus de 2 000 depuis le début de la contestation). Le mouvement s’est étendu cette semaine à d’autres grandes villes chiliennes. Malgré l’appel au calme des autorités, les troubles ont déjà fait 23 morts, dont un garçon de 13 ans renversé vendredi 22 novembre par un camion.

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