comment le primitivisme est venu aux peintres



En 1984, William Rubin présente au MoMa (Museum of Modern Art) de New York « Primitivisme », une exposition qui rassemble deux cent cinquante objets d’art africains, océaniens, amérindiens et cent cinquante œuvres d’art contemporaines signées Picasso, Matisse, Giacometti. Première évocation du genre, cet événement ambitionne de montrer les rapports que les créateurs européens ont entretenus avec les arts africains et océaniens. Une réévaluation des arts extra-européens ? Une relecture ?

Comme le rappelle Philippe Dagen, la notion du primitivisme se constitue au XIXe siècle : dans le domaine de l’expression artistique, elle définit à la fois un au-delà (au-delà dans le temps depuis la préhistoire, au-delà géographique) et un mode d’expression qui ignore les valeurs académiques. L’art primitif est réputé grossier, il n’est qu’une ébauche ; il s’oppose aux modèles élaborés de la représentation de la nature et de l’être humain.

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Pour les artistes, ce cheminement vers cet ailleur

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