des maraudes pour prendre en charge des familles qui vivent dans la rue



Devant la gare de Beauvais (Oise), des particuliers s’organisent tous les soirs pour distribuer des repas chauds. « Plus on le fait, et plus on trouve qu’il y a de plus en plus de personnes qui viennent avec des enfants, c’est de pire en pire », témoigne Aurore Carmaux, bénévole. Ici, des familles, des mères seules et leurs enfants sont à la rue. Depuis un mois et demi, Rose-Marie Monteil, vice-présidente de l’association Solidarité migrants, les recense. À l’arrivée du véhicule du Samu social, des femmes s’inscrivent et attendent de savoir s’il y aura une place à l’hôtel pour la nuit.

Agnès et ses deux filles sont à la rue depuis un mois. Pour elle, c’est le même rituel tous les soirs. « Jusqu’à présent, j’appelle seulement le 115. Mais il ne donne une place que pour la nuit. La journée, il faut se débrouiller », raconte la mère de famille. Le soir du jeudi 21 novembre, une femme, qui aurait fui son mari, et ses trois enfants resteront dehors. « C’est très délicat de dire non à des personnes (…) C’est pour ça qu’on ne fait plus qu’un passage pour héberger les familles le plus tôt possible, pour que celles qui malheureusement ne peuvent pas être prises en charge puissent trouver une solution annexe au plus tôt », explique Alexis Derache, président du Samu social de l’Oise.

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