Manuel C. refuse d’être auditionné par l’IGPN


Nouvelle stratégie de défense des gilets jaunes

Samedi dernier, Manuel C., dit « Manu », discutait tranquillement lors de la manifestation des « gilets jaunes » place d’Italie à Paris, quand il reçut un projectile en plein visage. Le projectile serait une grenade de type « MP7 » qui, normalement, est tirée en cloche. Ce ne fût visiblement pas le cas ici.

Immédiatement pris en charge par des secouristes, ce père de famille de quatre enfants sera opéré à l’hôpital de Lille.

« Manu à encore une opération à subir, en maxillo-faciale. Il a des os fracturés sous l’œil », raconte sa compagne, mais son œil ne pourra être sauvé.

Rebondissement !

Une enquête a finalement été ouverte par le parquet de Paris pour « violence par personne dépositaire de l’autorité publique avec armes ayant entraîné une interruption temporaire de travail de plus de huit jours » et confié les investigations à l’Inspection générale de la police nationale. Mais Manuel C. ne veut pas être entendu par l’IGPN. Il met en avant les cas précédents traités par cette institution et qui n’ont jamais abouti en faveur des victimes. Il considère ce service comme partiale.

Son avocat précise : « La partialité de l’IGPN qui étouffe délibérément les affaires de violences policières et les déclarations de l’Intérieur et de la directrice de l’IGPN ne reconnaissant pas les violences policières. Le blocage par le procureur de la République de Paris sur les dossiers de violences policières  ».

Il demande par ailleurs la désignation immédiate d’un juge d’instruction compte tenu du caractère criminel de l’affaire », et précise que « Les vidéos des responsables seront diffusées au public dans un délai d’une semaine à défaut de la désignation d’un juge« .

Ainsi, il a parallèlement déposé une plainte avec constitution de partie civile pour « violences volontaires avec arme et en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une mutilation permanente ».

Une plainte pour « violation de liberté individuelle » y a été associée. Elle vise en complicité « le préfet de police », pour « pour la nasse place de l’Italie ».

L’avocat espère ainsi « saisir directement un juge d’instruction », et éviter de laisser l’affaire « entre les mains de l’IGPN » et celles « du procureur ».

Ce nouveau moyen de défense, que l’on peut qualifier d’offensif, va-t-il porter ses fruits ?

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