L’ONU Femmes demande à la France d’inscrire le féminicide dans le Code pénal


Selon la présidente d’ONU Femmes France, « faire reconnaître le féminicide dans la loi est une étape absolument fondamentale dans la quête de justice ».

« Si la société prend conscience de l’ampleur de ce phénomène, force est de constater que les victimes ont été insuffisamment protégées par un arsenal juridique jugé inefficace. » L’agence ONU Femmes France a appelé, jeudi 21 novembre, à « une mobilisation générale » contre les féminicides, en lançant notamment une campagne pour faire reconnaître ce terme dans le droit français et ainsi mieux « protéger les victimes ».

Dans un communiqué, l’émanation française de l’agence des Nations unies pour l’égalité des sexes demande donc la « reconnaissance spécifique du féminicide dans le droit pénal français ». Selon un décompte et une étude au cas par cas menée par l’AFP, au moins 116 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le 1er janvier. En 2018, 121 femmes avaient perdu la vie dans les mêmes circonstances, selon le ministère de l’Intérieur.

« Chacun.e d’entre nous peut connaître dans son entourage une femme menacée. Il est inhumain qu’à notre époque, des femmes risquent leur vie parce qu’elles sont femmes », a souligné Céline Mas, présidente d’ONU Femmes France. Selon elle, « faire reconnaître le féminicide dans la loi est une étape absolument fondamentale dans la quête de justice ».

La campagne #LeFéminicideDansLaLoi est lancée en partenariat avec un collectif d’associations, dont le Conseil international des femmes françaises, le Forum femmes Méditerranée, la Fédération nationale Solidarités femmes, ou encore la Fondation des femmes. Elle débutera le 25 novembre à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.



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