Les saisons se suivent et se ressemblent à Chicago


La franchise nourrissait pourtant de belles ambitions avant d’entamer cette campagne : avec un jeune noyau composé de Zach LaVine, Lauri Markkanen, Otto Porter Jr. et Wendell Carter Jr. fort d’une année d’expérience supplémentaire en commun, des recrutements intéressants avec Tomas Satoransky, Thaddeus Young et la Draft de Coby White, Chicago semblait enfin sur de bons rails. Un mois après le début de la saison, c’est la douche froide.

« Je pense que nous sommes tous frustrés », reconnait Jim Boylen, le coach des Bulls depuis décembre dernier. « Nous aimerions tous jouer mieux et avec plus de constance, nous aimerions tous. » 

Des cadres en faillite

Il y a de quoi être frustré : sur ces 15 premières rencontres, les Bulls sont tout simplement la pire attaque de la ligue avec moins de 103 points sur 100 possessions. Les shoots ne rentrent pas (29e pourcentage avec 42.5% aux tirs). Pourtant, l’intention est bel et bien là : Chicago court (8e rythme NBA) et la défense est correcte (14e avec 105.4 points concédés sur 100 possessions), l’équipe inscrivant le plus de points sur balles perdues (22 par match).

Mais globalement, la mayonnaise ne prend pas et pour Jim Boylen, le problème tient surtout d’un manque de rigueur dans les fins de match.

« Ce que je leur dis, et vous savez que je suis un livre ouvert avec tout ça, c’est que nous devons mieux jouer dans les fins de match et nous devons davantage limiter les séries des adversaires. Les séries et les fins de match sont un problème pour nous. C’est de cela que nous parlons, et c’est ça que nous devons améliorer, que je dois améliorer, et trouver comment je peux mieux soutenir ce groupe de ma position. C’est ce qui est important. » 

L’ancien assistant des Spurs n’a pas tort dans la mesure où, si l’on omet les deux « blowouts » contre Toronto et Houston, son équipe n’est jamais loin (5.3 points d’écart moyen dans les huit autres défaites). Mais les cadres comme Zach LaVine (40.9% aux tirs) ou Lauri Markkanen (37.3%) ne parviennent pour le moment pas à porter l’équipe dans ces moments. Quand c’est le cas, comme lors de la dernière victoire de Chicago contre Detroit lors de laquelle le Finlandais a inscrit 24 points à 50% aux tirs, les résultats suivent évidemment plus facilement.

« On peut voir que nous avons besoin de ça », confirme Tomas Satoransky. « Dès qu’il prend feu ou inscrit des points faciles, comme ses deux dunks en début de match, c’est un soulagement. Il a retrouvé sa confiance et cela enlève de la pression aux titulaires. Il en avait besoin personnellement et nous en avions besoin aussi. » 

Ryan Arcidiacono, le quatrième meneur qui termine les matchs

Outre un retour au premier plan de ses cadres, Jim Boylen doit également trouver des rotations claires. En ce moment, il responsabilise ainsi Ryan Arcidiacono dans les derniers quart-temps : « Il se bat, il rentre ses tirs, il prend de bonnes décisions en pénétration, il prend des passages en force, il se bat sur les balles perdues, il joue un basket de la gagne. Il rend les autres meilleurs. Nous avons davantage besoin de ça« , a-t-il détaillé à NBC Sports.

Pour autant, certains de ses choix semblent suspects, à l’image de sa stratégie d’utiliser Kris Dunn ou Ryan Arcidiacono comme premiers défenseurs sur Giannis Antetokounmpo face aux Bucks…

« Nous devons garder le cap », a-t-il ainsi dit après la défaite face aux Nets. « Je ne peux pas jouer pour eux. Ils doivent y aller et ils doivent le faire. »



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