le témoignage de deux anciens ouvriers de Whirlpool



C’est sur un parking que s’est déroulée l’une des scènes les plus fortes de la dernière campagne présidentielle. Christophe Beaugrand, ouvrier chez Whirlpool, est aux premières loges. Devant leur usine, les salariés en grève jouent leur avenir. Marine Le Pen, puis Emmanuel Macron, viennent à leur rencontre. Depuis, deux repreneurs se sont succédé. Sur les 282 salariés d’origine, ils ne sont plus que 44, dont Christophe. Il a perdu 20% en salaire et vécu ces changements comme un traumatisme. L’ouvrier se sent « berné, en colère ». « On est complètement désespérés », avoue-t-il.

Emmanuel Schroeven, lui, a perdu son travail après vingt-et-un ans dans l’usine. Il y a deux ans, cet ouvrier de Whirlpool se réjouissait de l’arrivée d’un repreneur, WN, soutenu par le président. L’usine ne produit rien : des carnets de commandes vides, des ouvriers désœuvrés… En juin 2019, WN est placé en redressement judiciaire. La venue d’Emmanuel Macron, prévue pour le vendredi 22 novembre, ne suscite plus d’espoir.

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