Le Parlement européen valide la candidature de Thierry Breton à la Commission



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La candidature de Thierry Breton à la Commission européenne été validée, jeudi, par les eurodéputés. Lors de son audition, l’ancien PDG d’Atos avait promis aux eurodéputés d’être « radical » pour éviter tout soupçon de conflits d’intérêt.

C’est une très bonne nouvelle pour la présidence française. La candidature de Thierry Breton à la Commission européenne a été validée, jeudi 14 novembre, par les députés européens, a-t-on appris de sources parlementaires.

« Félicitations à @ThierryBreton dont la candidature vient d’être approuvée par les 2/3 des coordinateurs. Prochaine étape : vote du collège des Commissaires, probablement le 27 novembre », a écrit notamment sur Twitter l’eurodéputé Stéphane Séjourné, président de la délégation française du groupe « Renew » au Parlement européen.

Lors d’une audition de trois heures, Thierry Breton, 64 ans, a assuré, jeudi, de sa neutralité et de son engagement futurs face à des eurodéputés sceptiques, qui ont mis en avant des risques de conflits d’intérêt pour l’ancien PDG du groupe de services informatiques Atos. « Il n’y a qu’une seule solution, être radical. Je dis bien radical », avait insisté l’ancien ministre de l’Économie (2005-2007).

Zéro. Zéro !

Thierry Breton a dit en outre son intention de se récuser sur les sujets qui concerneraient directement Atos, par exemple « des contrats » qui seraient passés avec l’UE. Mais de manière plus globale, il a exclu de se dessaisir des questions portant sur les secteurs sur lesquels évolue Atos, comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité et les supercalculateurs.

Il a aussi rappelé aux eurodéputés qu’il avait déjà vendu la totalité de ses actions – pour un montant de 45 millions d’euros, selon les documents de l’Autorité des marchés financiers (AMF) – et démissionné des mandats qu’il exerçait dans divers conseils d’administration. « Je n’ai plus aucun intérêt dans les entreprises que j’ai dirigées. Zéro. Zéro ! », a-t-il insisté

Le Français a été globalement moins attaqué sur la question des conflits d’intérêt que le premier choix d’Emmanuel Macron pour la Commission, Sylvie Goulard, écartée début octobre pour des raisons éthiques.

Les eurodéputés dénonçaient le fait que Mme Goulard se présente devant eux pour devenir commissaire alors qu’elle avait démissionné du gouvernement français en raison de l’affaire des emplois présumés fictifs de son ancien parti, le Modem.

Avec Reuters



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