La Banque de France anticipe un léger tassement de la croissance en fin d’année


La croissance devrait légèrement marquer le pas en fin d’année. Après avoir progressé de 0,3 % durant chaque trimestre depuis janvier, le PIB devrait augmenter de seulement 0,2 % au cours des trois derniers mois de l’année. C’est ce que prévoit la Banque de France dans une 
première estimation publiée ce mardi

.

Si ces chiffres, qui doivent encore être affinés au fil des prochaines estimations, se confirmaient, il s’agirait d’un résultat en demi-teinte pour le gouvernement. Tout d’abord, cette prévision – qui se fonde sur une enquête mensuelle de conjoncture menée auprès des chefs d’entreprise – est en deçà de celle de l’Insee du début octobre (+0,3 %).

Ensuite, même si cela prouve que
l’économie française tient le coup face au ralentissement mondial

, elle conforte plutôt le scénario d’une croissance de 1,3 % en 2019, c’est-à-dire inférieure au 1,4 % espéré par l’exécutif. Enfin, les chiffres tirent un trait sur les espoirs d’une accélération de l’activité en fin d’année, qui permettrait de démarrer l’année 2020 sous de bons auspices.

Les mesures en faveur du pouvoir d’achat qui ont été mises en place en réponse à 
la crise des « gilets jaunes »

n’ont, pour le moment, pas eu tout l’effet escompté par le gouvernement. Si elles ont sans doute permis à l’économie française de résister au ralentissement mondial, par contre elles n’ont pas joué le rôle d’accélérateur escompté par l’exécutif.

Moindre dynamisme pour l’automobile et la construction

Dans le détail, la Banque de France explique ce tassement de la croissance par un ralentissement dans l’activité industrielle. Celui-ci serait principalement imputable au 
secteur automobile

, dont la production devrait ralentir en novembre, selon les chefs d’entreprise interrogés. Les autres branches industrielles restent, dans le même temps, confiantes en l’avenir.

S’y ajouterait aussi une moins bonne tenue des affaires dans la construction. Même si les carnets de commandes de ce secteur « ne désemplissent pas », les chefs d’entreprise interrogés par la Banque de France estiment en effet qu’en « novembre, la croissance serait moins forte ». Enfin, dans les services, qui ont connu en octobre une progression modérée de l’activité, « les chefs d’entreprise prévoient une poursuite de la croissance au même rythme en novembre ».

Le tassement du PIB anticipé par la Banque de France devrait par ailleurs un peu peser sur l’emploi. Dans l’industrie, les chefs d’entreprise estiment en effet qu’au mois d’octobre leurs effectifs ont été quasi stables. Ils ont au contraire légèrement fléchi dans les services ainsi que dans le bâtiment.



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