comment l’ADN révolutionne les enquêtes policières



On l’appelle la reine des preuves : il s’agit de l’ADN, le code-barres génétique de chaque individu, qui représente aujourd’hui le passage obligé de chaque investigation. L’ADN n’a que trente ans mais représente une véritable révolution. Chaque mois, un laboratoire de la Police nationale à Écully (Rhône) reçoit plus de 4 000 scellés. « On sent une giclure, cela peut être l’agresseur qui s’est blessé, il a pu saigner sur le vêtement de la victime », explique Virginie Colas, technicienne principale de Police technique et scientifique. Il faut prendre énormément de précautions. « On ne va jamais chercher l’objet avec des gants de l’extérieur puisqu’on va polluer tout l’ADN de l’extérieur sur le scellé ».

La contamination de l’ADN par des éléments extérieurs représente une véritable hantise pour la police scientifique. Témoin, le fiasco de l’affaire Grégory Villemin, qui a débuté en octobre 1984. Le corps du jeune garçon est récupéré à mains nues et, des années plus tard, les indices sont inexploitables.

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